Marine Le Pen évoque le vote Outre-Mer face aux accusations de xénophobie
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Marine Le Pen évoque le vote Outre-Mer face aux accusations de xénophobie

FXG / Capture d'écran BFM TV
M. Le Pen
M. Le Pen • DR

Jeudi soir (11 mars) dans Face à BFM, la présidente du Rassemblement national s’est défendue de tout racisme et xénophobie en évoquant ses résultats électoraux en Outre-mer.

« Quand vous voyez que je suis arrivée en tête y compris aux européennes aux Outre-mer, vous vous rendez compte que ces accusations de xénophobie et de racisme n’ont aucun sens. Beaucoup de Français prennent conscience qu’on peut vouloir maîtriser l’immigration sans avoir de sentiments négatifs à l’égard de quiconque. Moi je n’ai pas de sentiments négatifs à l’égard des étrangers, j’ai aucune haine, aucune peur. »

Cette déclaration a aussitôt fait réagir. Ainsi le ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu : « Faut-il comprendre que Madame Le Pen considère les Ultramarins comme des étrangers ? » De même le président d’honneur du CReFOM, Patrick Karam : « Grande adepte des naufrages intellectuels, Madame Le Pen nous aura permis de comprendre que pour elle nos compatriotes ultramarins sont des étrangers et qu'ils ne seront jamais des Français comme les autres. »

Karam et Lénaïck réagissent
Car Marine Le Pen a affiné sa pensée : « C’est eux qui en l’occurrence ont voté pour moi, car ils sont contre l’immigration. On nous accuse en permanence de racisme et de xénophobie, or nos compatriotes d’Outre-mer, qui sont de couleur et qui votent pour moi, eux ne supportent pas l’immigration qu’ils subissent, ils ne sont pas xénophobes ni racistes. » Réaction de Lecornu : « Les Outre-mer, c’est bien la France. La couleur de peau de nos compatriotes n’y change rien. »
Karam s’est plu à rappeler à Marine Le Pen que « avant de considérer nos compatriotes d'Outre-mer comme des étrangers en raison de leur couleur, elle devrait se souvenir que l'avion transportant son père n'a jamais pu atterrir sur le tarmac de l'aéroport du Raizet en Guadeloupe et qu'il n'avait jamais pu sortir de l'aéroport de Martinique (…) L'histoire a une fâcheuse tendance à se répéter quand on manque de respect à nos Outre-mer. Nous saurons nous en souvenir. »
Autre réaction, celle du député guyanais Lénaïck Adam : « Je rappelle à ma collègue que la xénophobie relève de la peur des étrangers. Or il me semble que la population ultramarine, qui compte une partie de son électorat, est française. Étonnant, en tant que législateur, de ne pas savoir que les étrangers ne votent pas en France. »