Marine Le Pen esquive son comité d'accueil
L'appel au rassemblement a été lancé par cinq organisations syndicales enseignantes. Elles ont été rejointes par des citoyens et des représentants du Mir (Mouvement international pour les réparations) et du MDES (Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale).
Hormis une altercation verbale entre un membre du Mir et une grande personne vêtue en bleu-blanc-rouge pour accueillir Marine Le Pen, la manifestation s'est principalement caractérisée par quelques slogans repris par tous. « F comme facho, N comme nazi » , pour exemple.
Au milieu des adultes, Margot et Galane, 17 ans, ont tenu à être présents. « Parce que ça n'a pas de sens qu'elle (Marine Le Pen) soit là, lance Margot. Elle n'a pas sa place ici. Ses idées n'ont rien à voir avec la Guyane. » Galane renchérit : « Ce n'est pas quelqu'un qui peut représenter la France et encore moins la Guyane, un pays avec une telle diversité. »
Un masque de gorille sur le visage, des bananes en main, Fabien Canavy, le secrétaire général du MDES, se tient au milieu de la foule. « Les gens du FN prennent les Guyanais pour les singes de la République, lâche l'ancien conseiller régional. Marine Le Pen n'a pas sa place en Guyane. » La visiteuse ayant pris une voie dérobée, les manifestants s'éparpillent sur le parking. Deux hommes ont alors une vive discussion. Une femme passe près d'eux et lance : « C'est pour ça qu'on ne veut pas de Le Pen en Guyane, ça crée des conflits! »

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters