Les élus ont débattu des orientations budgétaires de la collectivité régionale mardi, en séance plénière (SB)
Lundi, les élus du conseil régional se sont penchés sur le rapport d'orientations budgétaires 2014.
Chaque fin d'année, les élus sont invités à se pencher sur le rapport d'orientations budgétaires (Rob), un document qui trace la feuille de route de la collectivité. Ce rapport, s'il n'est pas soumis au vote (c'est par contre le cas du budget, voté en début d'année), fait traditionnellement l'objet de débats entre élus de la majorité et de l'opposition. Lundi, ils ont essentiellement porté sur les infrastructures routières et sur le transfert de la gestion des fonds européens.
1. LES INFRASTRUCTURES ROUTIÈRES
Le Ceser (1), invité à s'exprimer sur le rapport d'orientations budgétaires, souligne « le développement anarchique de logements sans réflexion sur l'aménagement routier » . Le ton est donné. La recrudescence des embouteillages - « en heure de pointe, il faut compter une heure et demie pour faire Matoury-Cayenne, une heure pour Montjoly-Cayenne » , souligne Rodolphe Alexandre - est dans tous les esprits.
Georgina Judick-Pied est la première élue de l'opposition à aborder le sujet : « Je m'interroge sur les projets en matière d'infrastructures routières. Il faut proposer des axes nouveaux. » Rodolphe Alexandre annonce une réunion avec les maires pour « cibler le maillage des voies » , et rappelle le projet de mise en 4 voies de la RN1 jusqu'à Soula, ainsi que le deuxième pont sur la rivière Cayenne : « J'ai rappelé l'urgence d'un deuxième pont au président Hollande. Car quels que soient les projets, le trafic finit en entonnoir sur le pont » , dit Rodolphe Alexandre.
Isabelle Patient prend la parole sur le projet de Transport collectif en site propre (TCSP), c'est-à-dire la création de voies spécialement dédiées aux bus. « Un tracé de 20 km est prévu, notamment entre Balata et le Progt. » Mais le projet est confronté au blocage de « cinq propriétaires » , avec qui des négociations sont en cours. « Notre objectif, c'est de démarrer l'année prochaine » , ajoute Isabelle Patient. Rodolphe Alexandre est encore plus catégorique : « On a l'impression que chaque jour, on nous ralentit. C'est bon, ça suffit. On ne va pas attendre. »
2. LES FONDS EUROPÉENS
À partir du 1er janvier, la Région deviendra l'autorité de gestion des fonds européens, compétence jusqu'alors du ressort de l'État. « Ce transfert suscite des interrogations. Quelles dispositions vont être prises ? Quels seront les recrutements ? Les services seront-ils opérationnels au 1er janvier ? » s'interroge le CCEE (2). Concernant les recrutements, « nous allons positionner les Guyanais qui ont les compétences. [...] Ensuite, nous devons choisir les meilleurs fonctionnaires, pas prendre ce dont l'État veut se débarrasser » , indique Rodolphe Alexandre. Dans l'immédiat, un « préfigurateur » va être recruté pour mener à bien le transfert.
(1) Conseil économique et social régional ; CCEE : Conseil de la culture, de l'éducation et de l'environnement.
(2) Conseil économique et social régional ; CCEE : Conseil de la culture, de l'éducation et de l'environnement.
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