La Guyane a-t-elle une place dans la stratégie maritime de la France ?
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POLITIQUE

La Guyane a-t-elle une place dans la stratégie maritime de la France ?

FXG, à Paris
La vedette des douanes Alizé utilisée dans la lutte contre la pêche illégale (DR)
La vedette des douanes Alizé utilisée dans la lutte contre la pêche illégale (DR)

Le Sénat conduit depuis quelques semaines une série d’auditions sur la place des Outre-mer dans la stratégie maritime de la France. La sénatrice Marie-Laure Phinera-Horth en est l’une des deux rapporteurs. La table ronde « Guyane » qui s’est tenue jeudi s’est avant tout portée sur la pêche pour mieux démontrer l’immense fragilité de ce secteur pourtant classé « d’avenir ».

 Après le préfet Queffelec qui a rappelé l’action de l’État en mer contre la pêche illégale, Aland Soudine, président du comité régional de pêche maritime de Guyane, a indiqué que « les ressources halieutiques à l’échelle du plateau des Guyanes étaient en état de surpêche », puis rappelé le déficit d’infrastructures dont dispose la Guyane.

Deux structures seulement sont dans la catégorie portuaire : le Larivot et Sinnamary. Quant aux dix points de débarquement, ce ne sont bien souvent qu’une simple cale inclinée vers l’eau. Quant à la Crique qui se trouve à moins de 1 kilomètre de la préfecture, « c’est une zone de non droit où ni les services vétérinaires, ni les douanes, ni la police aux frontières ne viennent ! »

Quant à la pêche