Indemnités de départ : jusqu'à 28 000 euros pour des ministres restés moins de 24 heures
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Indemnités de départ : jusqu'à 28 000 euros pour des ministres restés moins de 24 heures

Rédaction web - GG
Palais de Matignon, Paris
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Le Journal Officiel a officialisé, hier soir (5 octobre), la nomination de plusieurs ministres. Moins de 24 heures plus tard, lundi matin, certains d'entre eux quittaient déjà leur poste, dans le cadre d'un remaniement express. Pourtant, selon la législation en vigueur, cette brève présence leur ouvre droit à une indemnité transitoire conséquente : jusqu'à 28 000 euros.

Concrètement, dès qu'un ministre est officiellement nommé par publication au Journal Officiel, il peut prétendre à une indemnité équivalente à trois mois de traitement brut, soit 10 692 euros par mois, répartis entre 8 305 euros de traitement de base, 2 138 euros d'indemnité de fonction et 249 euros d'indemnité de résidence. Au total, cela représente une somme globale de 28 000 euros, versée automatiquement, sans condition de durée de présence effective au sein du gouvernement.

Prévue par l'ordonnance de 1958, cette disposition découle de l'article 23 de la Constitution et vise à garantir une transition financière après la cessation de fonctions. Elle est valable jusqu'à trois mois, sauf si la personne concernée reprend entre-temps une activité rémunérée.

Six ministres éligibles à cette "prime de départ"

Malgré l'ampleur de la somme, seuls six ministres seraient potentiellement concernés cette fois-ci. Il s'agit de Bruno Le Maire, Roland Lescure, Éric Woerth, Naïma Moutchou, Marina Ferrari et Mathieu Lefèvre.

Tous n'étaient pas ministres dans les gouvernements précédents, ce qui les rend éligibles à cette indemnité transitoire.

Toutefois, pour cinq d'entre eux, la situation est particulière : ils sont également députés. Cela signifie qu'ils pourront retrouver leur siège à l'Assemblée nationale dans les semaines à venir, ainsi que leur rémunération de parlementaire, sans trop attendre. Seul Bruno Le Maire ne dispose pas de ce filet parlementaire, ayant perdu son mandat en entrant au gouvernement.

Ce mécanisme, bien que légal et encadré, ne manque pas de faire réagir sur les réseaux sociaux.

Pour certains observateurs, il soulève des questions d'équité et de transparence, surtout dans un contexte de rigueur budgétaire.

D'autres rappellent qu'il vise à protéger les anciens ministres d'une précarité soudaine, même si, dans les faits, nombre d'entre eux disposent déjà d'un retour rapide à la vie professionnelle ou politique.

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