La question qu'on se pose forcément : pourquoi vous représentez-vous ?
Elections municipales 2014.Parce que c'est la démocratie (sourire). Et surtout parce que j'ai été sollicité par de nombreux habitants qui se sont rendu compte qu'ils avaient passé six ans à souffrir. La commune a régressé, les projets prévus n'ont pas vu le jour, l'équipe en place n'a pratiquement rien fait. J'ai aussi été sollicité par des entrepreneurs car aujourd'hui, il n'y a plus d'entreprise dans la commune. Même la zone d'activités est vide alors qu'elle est terminée depuis six ans. Et puis il y a des politiques qui m'ont demandé de faire campagne. Lesquels ?
Je suis secrétaire général adjoint du PSG, qui m'apporte évidemment son soutien. Le député de la première circonscription était donc là vendredi (Gabriel Serville, ndlr) mais des politiques qui ne sont pas du parti m'ont également poussé. On ne vous a pas entendu beaucoup pendant ces six années, pourquoi ?
Je n'étais élu nulle part et je n'ai donc pas été sollicité. Et puis je ne souhaitais pas trop intervenir car dans les petites communes, l'équilibre est fragile. Je ne voulais pas qu'on dise que j'empêchais l'équipe en place de faire son boulot. Mais elle n'a de toute façon pas avancé, elle a même plutôt reculé. Que reprochez-vous à Fabienne Mathurin-Brouard ?
Ses adjoints et elle n'ont rien fait. Au contraire. Ils ont dilapidé certains terrains, notamment celui sur lequel on devait créer un marché. Et la zone Gabin ? Ils y ont construit des logements vides, à 700 euros le loyer, alors qu'on y avait un projet de 45 logements-vente. Aujourd'hui, c'est une cité fantôme. Et ce ne sont là que deux exemples. Vous avez toujours eu envie de revenir ?
Pas particulièrement. Mais Saint-Georges, c'est ma commune. J'y suis né. Quand je vois qu'aujourd'hui elle est en régression, quand je vois dans quel état je l'ai prise et où je l'ai emmenée... Prenons l'exemple de la route qui relie Régina à Saint-Georges. Avant, on devait prendre la barge et elle tombait souvent en panne. La route a permis un développement très rapide. Donc quand je vois tout ce qui s'est passé en douze ans et qu'on met un soudain coup d'arrêt, ça me fait mal. Pas pour moi. J'ai mal pour la jeunesse. J'ai mal pour ma commune. Vous dites que les habitants vous sollicitent. Ces mêmes habitants qui vous ont préféré Fabienne Mathurin-Brouard en 2008 ?
On peut se tromper et la population a vu qu'elle s'était trompée. L'équipe en place avait promis des rêves, c'est devenu un cauchemar. La population s'est réveillée et souhaite que je revienne. Avec quel programme ?
Il n'a pas beaucoup changé en six ans et s'appuie sur le développement économique et l'éducation. Il y a beaucoup de jeunes qui n'arrivent pas à s'en sortir. Il faut faire en sorte qu'ils puissent apprendre plus et mieux, en créant des écoles. Les jeunes sont désoeuvrés, sans emploi. On doit aussi aider l'économie en valorisant la zone d'activités. Si des entreprises s'y installent, ça créera des emplois qui profiteront aux jeunes.
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