Élections des représentants du personnel : Gabriel Serville appelle à l'apaisement dans l'intérêt commun
Depuis l'annulation des élections professionnelles actée le 13 juillet dernier par le tribunal administratif de Cayenne pour vices de forme, les syndicats de la Collectivité Territoriale de Guyane (CTG) sont entrés en campagne. Ils dénoncent les dysfonctionnements au sein de la CTG et leurs conséquences dommageables sur le personnel. Le président Gabriel Serville estime qu'il n'y a pas « péril dans la demeure ».
La tension est palpable entre les syndicats FO CTG et UTG CTG et leur président Gabriel Serville. Le premier a dénoncé par voie de communiqué « les inepties des élections professionnelles du 8 décembre 2022 » tandis que le syndicat FO condamnait dans l'hémicycle de l'hôtel territorial ce jeudi 27 juillet « une dynamique destructrice de la chose publique » au sein de l'un des plus gros employeurs de Guyane.
Pomme de la discorde entre le président et ses syndicats, le surcoût lié à la tenue de nouvelles élections de représentants du personnel et le gel des plans de réorganisation des services.
Les représentants syndicaux dénoncent les surcoûts liés à la tenue de nouvelles élections professionnelles probablement courant décembre 2023, que leur répondez-vous ?
Il faudra réorganiser les élections et forcément il y aura un coût supplémentaire. Je ne peux pas le chiffrer, je vais demander cela au DGS qui n'est pas là en ce moment, il est en congés. Je maintiens qu'il faut savoir raison gardée. Si les avancements sont gelés pour quatre mois, il n'y a pas péril dans la demeure. Les élections auront lieu et la CTG va retrouver son fonctionnement normal. Les organisations syndicales ont rencontré les mêmes problèmes dans d'autres collectivités et là-bas les syndicats ont réussi à s'entendre. Moi, je ne suis pas venu ici pour faire des élections, je suis venu faire de la politique. En tant qu'exécutif je n'ai pas à entrer dans les détails d'organisation des élections.
En toile de fond du conflit inter-syndical, les représentants syndicaux semblent dénoncer une mauvaise gestion à la tête de la CTG, qu'avez-vous à leur répondre ?
Si j'avais pris la décision d'écarter les trois listes, j'aurais eu contre moi trois syndicats avec toutes les personnes qui leur ont fait confiance. Je ne regrette pas du tout la posture que j'ai eue. Je n'avais pas à plaider pour un syndicat plutôt que pour l'autre. On a le droit de faire du syndicalisme mais le genre de syndicalisme que je vois là, ce n'est pas du syndicalisme. J'ai été maire, j'ai été député (...) cela m'a permis d'engranger une certaine expérience en matière de gestion des conflits.
Au cours des six derniers mois, la CTG a bénéficié des services du cabinet de conseil Mensia afin d'optimiser la réorganisation des services, quelles ont été les conclusions du rapport ?
C'est un gros travail de fond qui a été fait. On a réduit le nombre de directeurs généraux adjoints des services (DGA), ça a été acté par les organisations syndicales. Il en est ressorti que l'on devait aller vers une structure resserrée avec une DGA de proximité.
La réduction du personnel c'est quelque chose qui est demandée depuis très longtemps. Sur les 3500 agents, il s'agit de réduire ces effectifs d'au moins 10%.
Il y a beaucoup de disparités, il y a des services qui fonctionnent bien, et d'autres moins. Quand vous voyez le ratio entre les coûts d'investissement et la production, on se dit qu'on pourrait être plus efficaces.
Cependant, lorsqu'on va vers cette réduction des effectifs, il ne faut pas rompre les équilibres existants.Il y a des agents qui sont ici depuis très longtemps qui n'ont pas envie de changer leurs méthodes de travail. Il faut faire preuve de pédagogie.
Depuis l'annonce de l'annulation des élections professionnelles, les syndicats se préparent à « des élections éclair » et ont déjà commencé à composer leurs listes.

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