Collectivité unique : flou autour de l'élection
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Collectivité unique : flou autour de l'élection

Kerwin ALCIDE
Si la fusion entre les deux collectivités est acquise et validée, personne ne peut aujourd'hui avancer une date pour es élections (photos d'archives)
Si la fusion entre les deux collectivités est acquise et validée, personne ne peut aujourd'hui avancer une date pour es élections (photos d'archives)

Les Guyanais sont censés élire dans dix mois les conseillers territoriaux qui siégeront dans la collectivité unique. Mais personne ne peut confirmer l'organisation d'un scrutin en mars 2015.

Chacun y va de ses propres déductions devant le vide qui s'offre à la Guyane. En somme, personne ne peut, avec certitude, annoncer aujourd'hui que l'élection pour la collectivité unique aura bien lieu au premier trimestre 2015. A moins de dix mois de cette échéance capitale pour la Guyane, le gouvernement n'a pas encore clairement affiché sa position. « Officiellement, il n'y a pas de modification dans le calendrier électoral » , prévient le président du conseil général, Alain Tien-Liong. Il se base sur une rencontre qu'il a eue le 9 mai avec George Pau-Langevin, ministre des Outre-mers.
« SOUCI CONCORDANCE »
Georges Patient, sénateur-maire de Mana, est beaucoup moins catégorique, et évoque ce « souci de concordance » voulu par l'Etat dans le cadre de la réforme des collectivités locales. Par le biais de cette réforme, le gouvernement pourrait repousser d'un an les élections malgré les vives protestations de certains élus, y compris des socialistes. Ces élections, au terme de la fusion des collectivités régionales et départementales, auraient donc lieu en 2016. « Il n'y a pas de raison qu'on n'entre pas dans ce calendrier national » , estime la députée Chantal Berthelot qui rappelle que la Guyane, comme la quasi-totalité de la France, est régi par l'article 73 de la Constitution. Il y a un an tout juste, elle avait réclamé le report des élections estimant qu'il était urgent d'attendre en raison « du contexte socio-économique dégradé de la France » . « Je ne vais pas plaider pour autre chose » , prévient-elle, toujours favorable à une modification du calendrier électoral. Mais elle avoue ne pas connaître la décision de l'Etat en la matière.
Alain Tien-Liong, lui, croit savoir que Maryse Lebranchu, ministre de la Réforme de l'État aurait été invitée à traiter la France hexagonale et pas les Dom dans le cadre de la réforme. « On sera des laboratoires » , annonce Georges Patient qui considère que la Guyane et la Martinique auront une année d'avance. Et l'État pourrait ainsi proroger le mandat des conseillers territoriaux guyanais et martiniquais pour qu'il dure un an de plus. Leur mandat sera alors renouvelé en même temps que leurs homologues nationaux. D'autres voix comme celle du sénateur Jean-Etienne Antoinette, évoquent des élections en septembre voire octobre l'année prochaine. Beaucoup se basent sur le fait que les règles concernant le scrutin sont généralement fixées au moins un an avant l'échéance...

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