Une der des der chargée d'émotion pour Rodolphe Alexandre (TF)
Rodolphe Alexandre a présidé hier matin sa dernière séance plénière à la communauté d'agglomération. Sans parvenir à dissimuler son émotion, après douze années passées à la tête de la collectivité.
Rodolphe Alexandre a tenu bon. Pendant près d'une heure et demie, il est parvenu à contenir son émotion. Mais au moment de conclure sa dernière séance plénière en qualité de président de la communauté d'agglomération du centre littoral, l'élu n'a pu retenir quelques larmes. Rien de plus légitime après douze années de travail au cours desquelles il a forgé des liens solides avec ses collaborateurs.
Les élections municipales approchent et de nouveaux élus vont s'emparer des sièges vacants. Comme celui de Rodolphe Alexandre. « On ne doit pas se fossiliser dans un mandat, conseille l'intéressé. Je vais devenir un sexagénaire, je dois laisser la place aux quadras. Il faut savoir partir et passer le relais. Deux mandats, trois, ça va. Mais après c'est trop. Il faut préparer sa succession. »
Pour Rodolphe Alexandre, quitter la CACL s'apparente au fait de laisser son enfant voler de ses propres ailes. Lorsqu'il intègre la structure, en 2001, celle-ci n'a que peu d'envergure. D'ailleurs, c'est avec une fierté, qui n'est pas dépourvue de méfiance, que le président lance à l'assemblée : « Nous, nous étions des sous-fifres. Dorénavant, tous les maires élus vont vouloir siéger à l'agglo. Parce que nous avons mis en place une grosse cylindrée. Il faut espérer que l'entrée éventuelle d'une opposition ne transforme pas l'agglo en scène politico-politicienne. »
Comme à son habitude, c'est tambour battant que le président a mené la séance. Les dossiers, longuement évoqués lors de commissions et de réunions préparatoires, défilent au rythme des votes unanimes. David Riché, maire de Roura, rend hommage à Rodolphe Alexandre et le qualifie de « train à grande vitesse » qui « maîtrise parfaitement ses dossiers » . Les nombreux agents qui ont envahi la salle des délibérations se lèvent pour applaudir leur président. Une émotion qui n'empêche pas Rodolphe Alexandre de dresser « son » bilan.
Beaucoup de réussites, de projets aboutis et une poignée de regrets. Comme celui de ne pas être passé en agglomération dès 2008. « Alors que nous étions près, glisse-t-il. Il a fallu se battre, et sans votre soutien et vos compétences à tous, ça n'aurait pas été possible. Merci... » Quelques larmes, des sourires, des accolades. Rodolphe Alexandre l'assure, il part « digne et propre » après deux mandats. Lorsqu'il quitte la salle, c'est avec des dossiers sous le bras. La séance est finie, mais il reste encore du travail avant de passer la main.
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