Agriculture : les accords de Guyane ont-ils été respectés ?
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ACCORDS DE GUYANE

Agriculture : les accords de Guyane ont-ils été respectés ?

Gérôme GUITTEAU, g.guitteau@agmedias.fr
Le Parc naturel régional participe au développement de l’agriculture, comme auprès de Christiaan Dasman et Simone Baya, maraîchers bio et agro-transformation (piment et gingembre) installés à Rococoua à Iracoubo - © Anthony Bloud, archives
Le Parc naturel régional participe au développement de l’agriculture, comme auprès de Christiaan Dasman et Simone Baya, maraîchers bio et agro-transformation (piment et gingembre) installés à Rococoua à Iracoubo - © Anthony Bloud, archives

Cinq ans après, la préfecture est fière de son bilan : dix-huit actions ont été programmées, 12 sont achevées, 5 sont en cours et une n’a pas encore été activée. Un avis que ne partage pas les professionnels. Où en est l’agriculture cinq ans après ? Tour d’horizon de la filière agricole.

Dans les accords de Guyane signés en 2017, l’agriculture et la pêche font figure de parents pauvres. Une maigre ligne mentionne ce secteur alors que l’objectif d’autosuffisance alimentaire est réaffirmé dans chaque campagne électorale. En revanche, l’accord sectoriel compte huit pages et passent en revue tous les points de blocage de la filière.
Effectués

Les 5,5 millions d’euros d’aides de l’agence de services et de paiements (ASP).

L’argent a été versé dès 2017 selon la préfecture.

Fonds Sofiag (Société financière Antilles Guyane) pour tous les investissements des agriculteurs : 5 millions d’euros.
En partie

Accompagnement technique à la structuration des filières : 10 millions sur quatre ans dont 1,9 million d’euros pour la chambre d’agriculture.

Seulement 2,5 millions d’euros sont arrivés d’après Jean-Yves Tarcy, premier vice-président de la chambre d’agriculture.

Développement des pistes agricoles : 10 millions d’euros sur quatre ans.

Au vu de l’état de la route des