TV Magazine : Que représente à vos
yeux le carnaval, temps fort à l’actualité culturelle
guyanaise ?
Georges Patient : C'est un fait marquant de
la vie des Guyanais, c’est indéniable. Une manifestation
traditionnelle, folklorique, culturelle, cela dépend de la façon
dont on l’appréhende et se l’approprie, avec des retombées
économiques, énormément de circulation d’argent vers tout ce qui
est festif : boîtes de nuit, commerces, tourisme…et qui chaque
année, se répète avec de plus en plus d’intensité sur ces plans.
Cela donne tout de même aussi l’impression que la fête occupe une
partie du temps des Guyanais. On passe Noël et on tombe dans cette
autre fête qui par sa durée, est assez caractéristique.
L’accaparement, la notion de profit est aussi un aspect qui ne doit
pas être mis de côté. Maintenant, je ne crois pas qu’il y ait un
Guyanais qui soit contre car on a toujours été ancrés dans le
carnaval, en considérant que c’était une donne importante.
Et comment vous l'accaparez-vous ?
Je ne vais pas faire de conflits de générations parce que j’ai
beaucoup aimé mais je pratique un peu moins aujourd'hui qu’avant.
Maintenant, je crois que ça commence le mercredi ou le jeudi quand
à l'époque, on attendait le vendredi soir, les galettes. Le samedi,
les écoles de danse et le dimanche, le carnaval dans les rues. Avec
le relais des médias qui en parlent sans arrêt, on a l’impression
que c’est du permanent, pendant deux mois et demi. Tout ce qui
s’est ajouté à ce que l’on connaissait auparavant aussi...
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