Wassaï de Guyane : le projet enfin à maturité
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LA GUYANE LA TERRE

Wassaï de Guyane : le projet enfin à maturité

Michel LE TALLEC
Une vue d’artiste de la future usine
Une vue d’artiste de la future usine

Dans moins d’un an, démarrera la production des dérivés du wassaï, sur le site de l’usine Yana Wassaï, à Montsinéry. Un projet porté depuis bientôt six ans, avec à la clef un potentiel de développement de 10 à 12 % par an.

 Pour l’instant, c’est un grand terrain d’environ 2000 m2, tout juste viabilisé, avec quelques ébauches des futurs murs de soutènement, et, ci et là, quelques petits engins de chantier.

Nous sommes à quelques centaines de mètres du zoo de Guyane, à Montsinéry, sur le site de ce qui sera dans quelques mois une grande unité de transformation et de commercialisation du wassaï, ce petit fruit violet issu du palmier du même nom (1).

« Nous espérons démarrer effectivement la production dans les premiers mois de 2022, souligne Dave Drelin, président de cette entreprise joliment dénommée Yana Wassaï. L’achèvement des travaux est prévu d’ici l’automne, avec les dernières finitions, la réception des différentes machines et une période de prise en main de l’outil par nos salariés. »

Pour l’entrepreneur, il s’agira là de l’aboutissement d’un long parcours de reconversion entamé il y a bientôt six ans, après plus de 20 ans passés dans la gendarmerie. « Je souhaitais faire quelque chose pour valoriser les produits de notre terroir guyanais. Après des discussions avec mon père, Jean-Pierre Drelin, agriculteur de métier, et avec des amis, Philippe Biron et Patrick Labranche, l’idée s’est finalement imposée de bâtir ce projet autour du wassaï. »