Les accords de Guyane et le tourisme : où en est-on ?
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ACCORDS DE GUYANE

Les accords de Guyane et le tourisme : où en est-on ?

Gérôme GUITTEAU, g.guitteau@agmedias.fr
Régina, un samedi matin. Le temps d’avant la route de Saint-Georges où les pirogues sillonnaient l’Approuague n’est plus... sauf celles des orpailleurs clandestins munis de moteurs 200 chevaux dépassant les capacités d’interception des gendarmes sur place. - Crédit : G. Guitteau
Régina, un samedi matin. Le temps d’avant la route de Saint-Georges où les pirogues sillonnaient l’Approuague n’est plus... sauf celles des orpailleurs clandestins munis de moteurs 200 chevaux dépassant les capacités d’interception des gendarmes sur place. - Crédit : G. Guitteau

Lors des accords par branche inclus dans les accords de Guyane, le tourisme est totalement oublié. Pourtant, ce secteur possède un potentiel de développement d’après les professionnels. Où en est le tourisme cinq ans après ?

 Une campagne de publicité pour 500 000 euros et la promesse d’une étude de faisabilité d’un lycée hôtelier et touristique. Voilà ce qu’a réussi à obtenir le club hôtelier, seul représentant de l’industrie touristique dans les accords de Guyane. Un accord financier aurait été passé, d’après une source sûre, mais celle-ci refuse de nous donner le montant promis. L’argent reçu étant loin des attendus signés.

« Ce n’est pas faute d’avoir demandé à y être. Ni l’État français, ni la population revendicatrice n’ont jugé bon de nous faire participer. Il faut leur demander pourquoi ? », questionne Jean-Marie Prévoteau, président de la compagnie des guides de Guyane à l’époque.

« Je n’ai effectivement pas souvenir d’une discussion sur le tourisme. Pourtant, des hôteliers étaient avec nous. Pourquoi, il n’y a rien eu ? Je n’ai pas la réponse. Il y a eu des avancées de manière générale. Le Medef et la CPME se sont occupés des petites et moyennes industries, des très petites, petites et moyennes entreprises mais rien sur le tourisme », se remémore Stéphane Lambert, président du Mouvement des entreprises de France (Medef) au moment des accords de Guyane.