La Safer s'enferme dans un cercle vicieux
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POLITIQUE

La Safer s'enferme dans un cercle vicieux

Gérome GUITTEAU & Gaëtan TRINGHAM, france.guyane@agmedias.fr

Pas de droit à la préemption, pas d'agrément, pas de 20 000 hectares, pas de financement, pas d'employés. On peut aussi lire cet enchaînement, peu enviable, à l'envers, signe d'un cercle vicieux dans laquelle « le chaînon manquant » de l'agriculture guyanaise est enfermé depuis sa création le 10 mai 2021.

 La vidéo est rapidement devenue virale. En moins de dix minutes, l'intervention d'Olivier Goudet, président de Trop' Violans et suppléant d'Yvane Goua, candidate à la députation de juin, interrompant le conseil d'administration de la Safer (Société d'aménagement foncier et d'établissement rural), fin avril s'est répandue.

La Guyane est-elle en manque des happenings de l'homme au béret marqué d'une étoile rouge ou le sujet de l'accession au foncier agricole intéresse la population au premier chef ?

Sûrement, un peu des deux...

« On nous a dit que la CTG a versé que 125 000 euros au lieu de 250 000 euros attendus. Il est inconcevable, inacceptable que qui que ce soit déroge aux règles [signées dans les accords de Guyane, NDRL] dont je suis le référent sécurité/justice. Les Accords de Guyane sont malmenés, bafoués. C'est la raison pour laquelle je suis ici », scande Olivier Goudet.

La Collectivité territoriale de Guyane par la voix de son président, Gabriel Serville, accompagné de son vice-président en charge des questions agricoles, Roger Aron a vite réagi : « Nous avons abondé de 50% le budget de fonctionnement proposé par la Safer soit 125 000 euros comme le prévoit les Accords de Guyane. Nous devons financer l'organisme à 50%, l'autre moitié revient à l'État. »