Visite de Darmanin en Guyane : l'UTG-CGT réclame des postes supplémentaires plutôt qu'un QHS 
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Visite de Darmanin en Guyane : l'UTG-CGT réclame des postes supplémentaires plutôt qu'un QHS 

Tété Mensah-Assiakoley, directeur du Centre Pénitentiaire de Guyane et Gérald Darmanin, ministre de la Justice, le lundi 19 mai, à Rémire-Montjoly.
Tété Mensah-Assiakoley, directeur du Centre Pénitentiaire de Guyane et Gérald Darmanin, ministre de la Justice, le lundi 19 mai, à Rémire-Montjoly. • T.D

La section UTG-CGT Pénitentiaire de Guyane a exposé au ministre de la Justice la nécessité d'obtenir 20 postes supplémentaires de surveillants, lundi 19 mai, au Centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly.

"Lorsque Darmanin a dit que le Quartier Haute Sécurité (QHS) serait pour les détenus radicalisés, nous avons bien compris que le QHS était prévu pour les détenus de l'Hexagone...Bien qu'il soit revenu dessus, la Guyane a suffisamment servi de terre d'accueil pour l'Hexagone", soupire Manuela Dimanche, secrétaire locale pour la section UTG-CGT Pénitentiaire de Guyane. " Avant de pouvoir penser à un QHS, il faudrait d'abord abonder en personnel ", appuie-t-elle.

Lors de la visite de Gérald Darmanin au Centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly, lundi 19 mai, l'UTG-CGT a rappelé au ministre l'urgente nécessité d'obtenir 20 postes d'agents pénitentiaires. 

Cette demande n'a pas abouti. Selon Manuela Dimanche, " les arguments avancés par Gérald Darmanin ont été que l'organigramme ait été calculé sur 39 h et qu'il y ait un problème de budget "

D'autres besoins urgents 

Pour l'UTG-CGT, ces arguments ne sont pas recevables. " La France est une très mauvaise mère pour s'occuper de sa patrie...Ce manque de postes non budgétisés ne devrait pas être mis en avant comme argumentaire ", fustige Manuela Dimanche. 

Le syndicat estime aussi qu'un établissement pour mineurs et qu'une Unité Hospitalière Spécialement Aménagée pour les détenus souffrant de troubles psychiatriques, seraient plus appropriés qu'un QHS. 

La nécessité d'un personnel formé

Dans le cadre de la surveillance de détenus dans un QHS, le syndicat considère qu'il manque cruellement de surveillants pénitentiaires spécifiquement formés, dotés d'une solide expérience en détention. 

En Guyane, l'Équipe Locale de Sécurité Pénitentiaire (ÉRIS) pourrait intervenir en renfort d'une équipe dédiée...Mais, composée d'à peine 16 agents, elle n'est en plus, pas suffisamment formée. " La formation a été faite à moitié en 2022, seuls 2 modules sur 4 ont été réalisés ", souffle Manuela Dimanche. 

" Posons des bases solides, terminons la construction de la prison de Saint-Laurent comme prévu et, dans le futur, une QHS avec une construction dédiée à cela ", conclut la déléguée syndicale. 

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