Rixe mortelle entre deux ressortissants de la communauté antillaise de Bordeaux
Un Antillais de 42 ans a été abattu de cinq balles vendredi après-midi dans un quartier populaire de Bordeaux en Gironde. Le tireur, un Guadeloupéen de 40 ans, s'est rendu aux services de police de la ville. La rixe sous fond d'alcool est devenue mortelle.
Comme souvent, les armes ont parlé pour un mobile futile. Cette fois-ci dans la cité girondine. Selon les premiers éléments de l'enquête, c'est pour « une histoire de bière » que l'altercation entre ces deux membres de la communauté antillaise a débouché sur ce drame. L'origine précise de la victime n'a pas été précisée.
Non loin du marché des Capucins, quartier populaire du centre-ville connu pour ses problèmes de drogue et de consommation d'alcool, la victime, dont on ignore encore l'origine précise, a reçu une balle dans le bras et trois autres au niveau du thorax. Selon le quotidien Sud-Ouest, « essayant d'échapper à son agresseur, il a rejoint le cours de la Marne, est entré dans la boulangerie Le Fournil des Capucins et est décédé sous les yeux des employés ».
Il se savait recherché
Selon le parquet de Bordeaux, l'affaire a été confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée. La victime ainsi que l'auteur présumé des tirs étaient sous l'emprise de l'alcool au moment des faits, selon cette même source. Qui a également précisé que « la victime était intervenue pour empêcher une bagarre entre le principal suspect et un groupe d'hommes. Le tireur s'est absenté puis est revenu avec une arme de poing à la ceinture. Et il s'est rapidement mis à tirer ».
Dans la soirée de vendredi, quelques heures après le drame, une intervention du Raid était en cours au domicile du suspect. Avant qu'il ne soit indiqué que le Guadeloupéen d'origine, âgé de 40 ans, ne se constitue prisonnier, se sachant ainsi recherché. « Il était déjà connu des services de police, trois condamnations figurant à son casier judiciaire, pour des faits de violences sur des personnes dépositaires de l'autorité publique et rébellion », a encore indiqué le parquet de Bordeaux. La victime était aussi défavorablement connue de la police. Il était en semi-liberté, sans que le motif de sa condamnation ne soit communiqué.

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