Projet en Guyane : Le Conseil d'État valide les quartiers de haute sécurité pour narcotrafiquants 
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Futur centre pénitentiaire de Saint-Laurent du Maroni

Projet en Guyane : Le Conseil d'État valide les quartiers de haute sécurité pour narcotrafiquants 

Richard GARNIER avec AFP
Le Conseil d'État valide la création des quartiers de haute sécurité pour y placer en détention des narcotrafiquants, comme celui qui devrait ouvrir en Guyane, ou encore celui qui a ouvert à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) où est notamment incarcéré Mohamed Amra. 
Le Conseil d'État valide la création des quartiers de haute sécurité pour y placer en détention des narcotrafiquants, comme celui qui devrait ouvrir en Guyane, ou encore celui qui a ouvert à Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais) où est notamment incarcéré Mohamed Amra.  • AFP

Le Conseil d'État a jugé légal le décret encadrant la création de quartiers de haute sécurité (QHS) au sein des établissements pénitentiaires, destinés à accueillir des détenus particulièrement dangereux, notamment liés au narcotrafic.  Ces unités spéciales, comme celle en projet en Guyane, visent à renforcer la sécurité et prévenir les risques d'évasion ou de violences en détention. 

Ces structures, dont la Guyane doit prochainement être dotée, appliquent un régime de détention ultrastrict, directement inspiré de la lutte antimafia italienne, avec isolement quasi-total et limitation maximale des contacts extérieurs, afin d'empêcher les détenus de poursuivre leurs activités criminelles depuis leur cellule.  Saisi par l'Association des avocats pénalistes, le Conseil d'État a estimé que ces quartiers apportent "les garanties nécessaires", tant sur les procédures de placement que sur le respect des droits fondamentaux des détenus. 

Regrouper 500 à 700 détenus les plus à risque 

Le quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de Vendin-le-Vieil, dans le Pas-de-Calais, a accueilli cet été près de 90 détenus jugés particulièrement dangereux, à l'initiative du garde des Sceaux Gérald Darmanin. Ce dispositif ultra-sécurisé, conçu pour isoler les figures du narcobanditisme, va s'étendre à d'autres établissements, dont Condé-sur-Sarthe (Orne) dans les prochaines semaines. Mi-octobre, le ministre de la Justice annonçait l'ouverture prochaine de quatre autres QLCO à Valence, Aix-en-Provence, Réau (Seine-et-Marne), et dans le futur centre pénitentiaire de Saint-Laurent du Maroni, en Guyane, avec pour objectif de regrouper 500 des 700 détenus les plus à risque. 

 Validation du Conseil d'Etat 

Dans une décision rendue publique, le Conseil d'État a validé le cadre juridique de ces quartiers, précisant que les critères de placement sont définis avec précision par la loi et que les décisions sont soumises à une procédure contradictoire. Les détenus y conservent leurs droits fondamentaux, sous réserve d'aménagements spécifiques (fouilles, téléphonie restreinte, parloirs sécurisés) destinés à rompre tout lien avec les réseaux criminels. 

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