« Nahel aurait pu être n'importe quel jeune Antillais de banlieue »
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Zaka Toto, vice-président de la Fabrique décoloniale

« Nahel aurait pu être n'importe quel jeune Antillais de banlieue »

Propos recueillis par Jean-Michel Hauteville
Zaka Toto, doctorant en histoire et vice-président de La Fabrique décoloniale.
Zaka Toto, doctorant en histoire et vice-président de La Fabrique décoloniale. • PHOTO JEAN-MICHEL HAUTEVILLE

Collectif d'universitaires et d'intellectuels martiniquais, la Fabrique décoloniale a cosigné, avec une centaine d'acteurs politiques et associatifs hexagonaux, un texte intitulé « Notre pays est en deuil et en colère », qui réclame « des réponses politiques claires » après la situation de crise provoquée par le décès de Nahel. Cette tribune dénonce les « politiques publiques discriminatoires et sécuritaires » ciblant les quartiers populaires « et particulièrement les personnes racisées ».

La Fabrique décoloniale a cosigné un texte, avec une centaine d'associations, de syndicats et d'organisations politiques françaises, une tribune appelant à des réponses politiques suite au décès de Nahel. Pourquoi cette prise de position d'un collectif martiniquais sur cette affaire ?

Ce texte a été rédigé et signé par plusieurs partis, de l'extrême- gauche à une gauche située plus au centre de l'échiquier politique, par des associations très institutionnelles comme la Ligue des Droits de l'Homme, SOS Racisme, ATTAC et autres. Ou encore des associations plus proches du terrain comme le comité pour Adama et plein d'autres...

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