Martinique : « On m'a pris plus qu'un œil, on m'a pris ma liberté »
Le procès de Lonny Féréol s'est ouvert devant la cour d'assises vendredi. L'homme comparait pour avoir été le complice d'un vol à main armée aggravé puisque commis en raison de l'orientation sexuelle de la victime. Une première en Martinique.
«J'ai quasiment arrêté de vivre. » Son papier à la main, la victime dit sa détresse, son mal-être, ses angoisses aussi à la barre du tribunal. Pendant plus d'une heure, l'homme s'exprime volontiers, mais d'une voix si faible que même la présidente de la cour d'assises lui demande à plusieurs reprises de se rapprocher du micro. Dans la salle B, la dizaine de personnes assise sur les bancs tend l'oreille et essaie tant bien que mal de comprendre le drame vécu par le quinquagénaire, le 24 octobre 2020.
Une agression sur fond d'homophobie
Ce soir où, sorti de nulle part, un homme encagoulé l'a menacé avec une arme et forcé à quitter son véhicule, stationné...

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