Le gendarme ayant abattu le forcené de Goyave a filmé la scène
La Cour criminelle a été saisie de la suite des investigations sur les deux volets des enquêtes diligentées au lendemain de la mort d'un forcené de 39 ans, abattu par un gendarme.
L'homme de 39 ans, en pleine crise de schizophrénie, avait auparavant grièvement blessé à coups de sabre deux de ses voisins, avant d'être mortellement atteint de cinq balles tirées par un gendarme venu l'interpeller.
Le membre des forces de l'ordre a été un temps placé en garde-à-vue, avant d'être remis en liberté. Et les premiers éléments livrés par deux témoins et résultants de la caméra-piéton du militaire permettent à la procureure de la République de Pointe-à-Pitre, Caroline Calbo, de se faire une idée plus précise de la scène d'interpellation-mortelle.
« L'IGGN, l'inspection générale de la gendarmerie nationale a procédé aux témoignages des personnes qui étaient directement présentes sur les lieux, et donc qui ont pu voir la scène de l'arrestation lors de laquelle le gendarme a tiré à huit reprises, atteignant mortellement le suspect de cinq balles. Mais c'est surtout l'exploitation des images tournées à ce moment-là par la caméra piéton du gendarme, qui constitue l'élément essentiel. Il ressort de tout cela que les gendarmes ont été requis pour intervenir sur des violences avec coutelas qui ont été commises par la personne décédée sur deux de ses voisins. Quand les forces de l'ordre sont arrivées sur les lieux, le forcené présentant des fragilités psychiatriques était toujours en possession de son arme, un coutelas. Ils se sont mis à le rechercher à proximité de son domicile. »
"Le forcené se précipitait sur le gendarme"
« Il ressort des différents témoignages, et surtout de l'exploitation de la caméra piéton que le gendarme avait activée, que le forcené se précipitait sur le gendarme, qui ne semblait pas pouvoir l'éviter", observe la magistrate.
" L'homme brandissait son sabre en hauteur, en fonçant sur le militaire. Ce dernier, acculé dans les branchages, faisait alors usage de son arme de service, à courte distance. huit coups de feu dont cinq atteignent le forcené", établit le Parquet.
"L'assaillant voulait clairement lui donner un coup de sabre, par le haut. C'est ce qui ressort clairement des images de la caméra piéton. Je vais désormais saisir un juge d'instruction pour poursuivre les investigations, telles les expertises balistiques notamment. Il est important pour la famille et les proches que nous allions au bout des enquêtes, en toute transparence. Afin de déterminer exactement l'ensemble des faits commis ce jour-là.
Ce qui permettra de pouvoir expliquer précisément les faits aux deux familles, des blessés et du défunt, avec lesquelles je suis d'ailleurs en contact par l'intermédiaire de leurs avocats. Ils seront ainsi informés de l'évolution des investigations, » conclut Caorline Calbo.

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters