La Haute Cour de Sainte-Lucie a dépénalisé les relations homosexuelles
Le 29 juillet dernier, la Cour suprême des Caraïbes orientales a rendu une décision historique déclarant inconstitutionnelles les dispositions du code pénal de Sainte-Lucie qui criminalisaient les relations sexuelles consenties entre personnes de même sexe.
Cette décision dépénalise les relations homosexuelles consenties, une victoire historique pour les droits humains. La décision de la Haute Cour invalide les lois criminalisant les relations intimes entre partenaires de même sexe, qui sont discriminatoires et incompatibles avec les normes internationales en matière de droits humains. Jusqu'à cette décision, le Code pénal de Sainte-Lucie punissait la sodomie d'une peine pouvant aller jusqu'à dix ans de prison. Bien que rarement appliquée, cette loi vague, ainsi que d'autres lois similaires dans d'autres pays des Caraïbes, a favorisé la discrimination et légitimé la stigmatisation sociale et la violence envers les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT). Ces lois ont été imposées pendant la colonisation britannique, mais les gouvernements post-indépendance ont hésité à les abroger.
Pas le cas dans tous les pays de la Caraïbe
La décision du tribunal est le résultat d'une action en justice soutenue et courageuse menée par des plaignants locaux et des groupes de défense régionaux, notamment l'Alliance des Caraïbes orientales pour la diversité et l'égalité et United and Strong.
La Cour a notamment jugé que “ l'humiliation publique, la diffamation, voire les agressions physiques, envers les homosexuels seraient un effet concomitant de la stigmatisation créée par la criminalisation de tels comportements “.
Sainte-Lucie rejoint désormais ses voisins , Antigua-et-Barbuda, la Barbade, la Dominique et Saint-Kitts-et-Nevis, pour affirmer que la criminalisation des relations homosexuelles est incompatible avec les protections constitutionnelles, notamment celles relatives à l'égalité, à la non-discrimination, à la vie privée, à la sécurité et à la liberté d'expression.
Cette décision s'appuie sur de solides précédents juridiques internationaux. Néanmoins, cinq pays des Caraïbes : Grenade, Guyana, Jamaïque, Saint-Vincent-et-les Grenadines et Trinidad-et-Tobago maintiennent encore certaines versions de ces lois.
Dans ces deux derniers pays, les tribunaux ont récemment rejeté des recours constitutionnels.

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