France: nouveau procès en appel dans l'affaire Karachi
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Justice

France: nouveau procès en appel dans l'affaire Karachi

S.Z. avec AFP
Le palais de justice de Paris, où se trouve la cour d'appel de la capitale.
Le palais de justice de Paris, où se trouve la cour d'appel de la capitale. • BENH LIEU SONG / CCAS3.0

La justice se penche à nouveau sur l'affaire Karachi, avec le procès en appel du volet financier, du 11 mars au 14 avril, à la cour d'appel de Paris.

Interminable affaire Karachi : le procès en appel du volet financier de ce dossier qui court depuis 1994 s’ouvre ce lundi à la cour d’Appel de Paris, jusqu’au 14 avril. Fixées depuis 2022, ces audiences constituent le dernier épisode d’un feuilleton politico-judiciaire qui a débuté par la vente d’armes à l’Arabie Saoudite et le Pakistan, s’est poursuivi par la mise en place d’un système de commissions illégales liées à la campagne présidentielle d’Edouard Balladur, puis, le 8 mai 2002, par un attentat à Karachi, dans le sud du Pakistan, qui a fait 15 morts dont plusieurs français.

S’en sont suivis vingt années d’enquêtes journalistiques et judiciaires, l’implication de plusieurs ministres, des procès et une éternelle question : la tuerie de Karachi est-elle une mesure de rétorsion envers la France, après l’arrêt par Jacques Chirac, devenu président au détriment d’Edouard Balladur, du versement des commissions illégales ?

Six prévenus retournent devant la cour

Vont en tout cas se retrouver ce lundi à Paris six prévenus soupçonnés d’avoir participé à et bénéficié du système de rétrocommissions à l’origine de toute l’histoire. l’homme d’affaires franco libanais Ziad Takieddine – également impliqué dans plusieurs autres affaires politico-financières – et son ancien associé Abdul Rahman Al Assir, Nicolas Bazire, ancien chef de campagne Édouard Balladur, Renaud Donnedieu de Vabres, alors proche collaborateur du ministre de la Défense François Léotard, Thierry Gaubert, à l’époque au ministère du Budget et impliqué dans la campagne, et enfin Dominique Castellan, alors patron de la Direction des constructions navales.

Le 15 juin 2020, en première instance, les six accusés avaient été condamnés à des peines de deux à cinq ans de prison ferme, ainsi qu’à de lourdes amendes. Les condamnations les plus lourdes ont visé Ziad Takieddine et son ancien associé Abdul Rahman Al Assir.

 

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