Dans le bassin de la Camopi, la lutte contre l'orpaillage illégal progresse
Lancée en août 2024, l'opération Kapalu a drastiquement réduit le phénomène.
"L'orpaillage illégal, c'est comme la pelouse. Il faut la tondre et la retondre jusqu'à ce que ça ne pousse plus", martèle le préfet Antoine Poussier. La métaphore employée colle aux ambitions de l'opération Kapalu. Cette dernière peut se résumer en trois mots : identifier, détruire, dissuader. Avec un objectif, éradiquer le phénomène.
Ce mardi, à Camopi, la Gendarmerie, les Forces armées en Guyane (FAG) et l'État présentent le bilan de cette mission de lutte contre l'orpaillage illégal (LCOI). Lancée à l'issue des Jeux Olympiques, l'opération Kapalu cible les sites illégaux installés dans le bassin de la Camopi. Cette zone protégée, située au cœur du parc amazonien de Guyane (PAG), s'étend sur plus de 10 000 km².
Ce bassin n'a pas été choisi par hasard. Plusieurs facteurs le rendent pertinent pour répondre aux ambitions de Kapalu. "La population d'orpailleurs, estimée à environ 300, est suffisamment limitée pour avoir une action efficace, indique Antoine Poussier. On a aussi l'avantage d'avoir une excellente coopération avec les forces armées brésiliennes. Enfin, il n'y a pas de points de ravitaillements...

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