Airbags défectueux Takata: la Chancellerie demande le regroupement des enquêtes à Paris
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Airbags défectueux Takata: la Chancellerie demande le regroupement des enquêtes à Paris

Afp avec rédaction web
Déploiement d'un airbag Takata lors d'un crash-test
Déploiement d'un airbag Takata lors d'un crash-test • DR

La Chancellerie a demandé jeudi le regroupement à la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris de l'ensemble des enquêtes menées sur les conséquences des défaillances des airbags Takata, rendus dangereux par des composants défectueux, selon un document consulté par l'AFP.

" Il apparaît opportun d'envisager, dans l'intérêt d'une bonne administration de la justice, un regroupement auprès de la Jirs de Paris des procédures en lien avec la mise et le maintien en circulation des airbags défectueux de la marque Takata ", écrit le ministère de la Justice aux procureurs dans cette note.

La Chancellerie souligne que cette jonction peut intervenir " qu'il s'agisse de faits de tromperie aggravée et pratiques commerciales trompeuses mais également de mise en danger délibérée, de blessures involontaires ou d'homicide involontaire ou toutes autres infractions connexes ".

Cette nouvelle était attendue par certains avocats des victimes, qui demandaient que l'ensemble des procédures soient centralisées dans un seul parquet par souci d'efficacité.

Onze décès dans les Outre-Mer

En France, au moins 29 accidents liés à ces airbags ont été recensés, provoquant 11 décès outre-mer et un dans l'Hexagone, selon le ministère des Transports.

Le scandale des airbags du fabricant japonais secoue le secteur de l'automobile depuis 2014: à cause d'un gaz qui vieillit mal, ils risquent d'exploser en projetant des pièces sur les conducteurs.

De nombreux constructeurs ont lancé ou vont lancer des vagues d'immobilisation de véhicules concernés, qui se comptent par millions: Citroën (groupe Stellantis), Volkswagen, Nissan, BMW...

Jeudi, le ministère des Transports a annoncé que Toyota et Mercedes étaient aussi concernés.

Mi-mars, une procédure menée à Versailles faisant notamment suite à des plaintes de l'UFC-Que Choisir et d'automobilistes avait déjà été dépaysée à Paris.

Des procédures ont surtout été lancées en Outre-mer, où de nombreux accidents mortels ont eu lieu, le gaz des airbags se dégradant plus vite dans les climats chauds et humides.

Tous les dossiers de Guadeloupe avaient été centralisés au parquet de Pointe-à-Pitre et étaient désormais traités par une seule juge d'instruction.

En France, les airbags de 2,3 millions de véhicules restent encore à remplacer en métropole, a indiqué le ministère des Transports dans un communiqué.

Alors qu'il est resté longtemps silencieux sur cette affaire d'airbags, le gouvernement a intensifié ses actions début 2025.

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