Trois morts dans des attaques houthies contre des aéroports saoudiens
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer
✖
▶
Audio wave La radio 100% Caraïbes
8s
×

Trois morts dans des attaques houthies contre des aéroports saoudiens

Une tour de contrôle de l'aéroport international de Ryad le 19 Septembre 2026, en Arabie saoudite
Une tour de contrôle de l'aéroport international de Ryad le 19 Septembre 2026, en Arabie saoudite • -

L'Arabie saoudite a annoncé mercredi trois morts dans des attaques houthies contre ses aéroports, au moment où Ryad tente de contrer ces combattants pro-iraniens au Yémen, des hostilités qui ont fait plus de 200.000 déplacés. 

Les Houthis avaient revendiqué plus tôt des tirs de missiles et de drones contre l'aéroport international de Ryad et celui d'Abha, dans le sud-ouest du royaume. 

Des ressortissants égyptien, algérien et soudanais ont péri et 36 autres personnes ont été blessées, certaines grièvement, selon la Direction générale de l'aviation civile saoudienne, qui a aussi signalé des dégâts matériels.

Ryad a de son côté dit, via un communiqué de sa coalition militaire, avoir "détruit la rampe de lancement de missiles balistiques" utilisée pour mener l'attaque visant l'aéroport de Ryad.

Le trafic y est régulièrement perturbé depuis plusieurs jours, selon le site de suivi Flightradar24, alors que les Houthis ont prévenu les compagnies aériennes que le ciel saoudien n'était "pas sûr".

Le conflit entre ces combattants, qui contrôlent la capitale yéménite Sanaa et de vastes pans du pays depuis plus d'une décennie, et le gouvernement reconnu par la communauté internationale et soutenu par le royaume saoudien, s'est réveillé en juillet après des années d'accalmie, devenant le nouveau front de la guerre au Moyen-Orient.

Depuis, 201.217 personnes "ont été contraintes de quitter leur foyer", selon l'Organisation internationale des migrations (OIM), qui s'alarme du manque de financements nécessaires pour faire face à cette nouvelle crise humanitaire dans le pays le plus pauvre de la péninsule arabique.

Plus de 330 morts

En septembre, une offensive éclair des Houthis leur a permis de prendre le contrôle de l'ensemble du littoral yéménite donnant sur la mer Rouge, et de renforcer leur emprise sur le stratégique détroit de Bab el-Mandeb, qui relie l'Asie à l'Europe via le canal de Suez.

Les forces gouvernementales, appuyées par des avions de combat saoudiens, ont lancé une contre-offensive le week-end dernier, revendiquant "des victoires sur plusieurs fronts".

Mais les Houthis réfutent ces avancées, et des sources militaires des deux camps interrogées par l'AFP n'ont pas rapporté d'évolutions majeures sur le terrain.

Les positions de chacun sont difficiles à déterminer de manière indépendante, dans des zones difficiles d'accès pour les journalistes.

De nouveaux affrontements dans l'ouest du pays ont fait au moins 62 morts mercredi, selon des sources militaires dans les deux camps, portant à plus de 330 le nombre de combattants tués depuis lundi.

Ryad a encore bombardé dans la nuit plusieurs régions tenues par les combattants, dont la capitale Sanaa, selon les Houthis qui ont recensé "1.642 frappes et attaques de missiles saoudiennes au cours des trois derniers mois".

Eux ont attaqué une base militaire dans la zone de l'aéroport d'Aden, dans le sud du Yémen, où le gouvernement s'est replié en 2015, au début du conflit.

Selon le ministère des Transports, un missile est tombé près de la piste d'atterrissage quelques minutes avant l'arrivée d'un vol de la compagnie aérienne yéménite en provenance du Caire, qui a dû être dérouté vers un aéroport saoudien.

"En plein milieu de la rue"

L'agence de presse gouvernementale Saba a également fait état d'une frappe sur la grande ville de Taëz, tenue par les forces gouvernementales mais en partie encerclée par les Houthis, faisant cinq blessés parmi les civils. 

"Nous sommes sortis dans la rue (...) et nous avons vu de jeunes gens qui avaient été touchés. Le projectile a atterri en plein milieu de la rue, à un moment où le quartier était bondé", a raconté à l'AFP un habitant, Al-Fateh al-Eisaei. 

Peinant à repousser les attaques des Houthis, en Arabie saoudite comme au Yémen, Ryad et ses alliés ont réclamé à plusieurs reprises un soutien international ces dernières semaines, notamment des Etats-Unis, sans succès jusqu'ici.

La Turquie, le Pakistan et l'Arabie saoudite se sont mis d'accord pour passer "immédiatement à la mise en pratique" d'un accord de défense, signé en août à La Mecque. Ils ont annonçé lundi leur intention de "fournir les forces et moyens militaires convenus, et les déployer rapidement dans le royaume".

Le conflit continue à perturber sérieusement le pétrole saoudien - Ryad est le premier exportateur mondial de brut - avec des attaques régulières des Houthis sur les raffineries du royaume et la flotte saoudienne en mer Rouge.

bur-ds-saa/anb

Image tirée d'une vidéo diffusée le 6 octobre 2026 par les brigades des Géants du sud (pro-gouvernement yéménite) montrant un combattant tirant depuis une tourelle à l'arrière d'un pick-up lors d'affrontements avec les Houthis dans la province de Taëz, au Yémen
Image tirée d'une vidéo diffusée le 6 octobre 2026 par les brigades des Géants du sud (pro-gouvernement yéménite) montrant un combattant tirant depuis une tourelle à l'arrière d'un pick-up lors d'affrontements avec les Houthis dans la province de Taëz, au Yémen • -
Actualités en direct

L'essentiel de l'info sur WhatsApp

Rejoignez la chaîne officielle pour recevoir nos alertes, enquêtes et reportages majeurs en temps réel.

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger
8s
×