Crue dans l'Himalaya : les derniers développements
Voici les derniers développements dimanche, après la crue dévastatrice survenue dans l'Himalaya à la frontière entre la Chine et le Népal dont le total provisoire de victimes approche des 800 morts et plus de 3.000 disparus.
- Nouveau bilan provisoire
Le bilan provisoire côté népalais est passé à 781 morts et 2.502 disparus, a annoncé l'autorité népalaise chargée de la gestion des situations d'urgence.
Côté chinois, le bilan est de 16 morts et 546 disparus, a indiqué la chaîne de télévision d'Etat CCTV, précisant que parmi les disparus, 261 sont des ressortissants étrangers, dont 104 Népalais, 49 Indiens, 33 Lettons, 18 Américains et deux Français.
Le total provisoire des victimes de la catastrophe atteint 797 morts et 3.048 disparus.
- Premières inhumations au Népal
Les autorités népalaises ont annoncé avoir commencé à enterrer certains corps, après prélèvement d'ADN, une mesure provisoire prise pour des raisons sanitaires, en attendant que les familles puissent plus tard les exhumer pour les rites funéraires.
Face à l'afflux de dépouilles en décomposition, le pays a lancé un appel pour obtenir des kits de tests ADN et des unités réfrigérées pour stocker les corps. "Il nous en faudra plus d'un millier", a précisé le secrétaire aux Affaires étrangères Amrit Bahadur Rai, à propos des unités réfrigérées.
- Les secours progressent vers des ouvriers piégés dans un tunnel
Les secours sont parvenus jusqu'à l'entrée d'un tunnel du chantier hydroélectrique de Trishuli-3, où une centaine d'ouvriers seraient retenus depuis la catastrophe, selon les autorités népalaises.
"Quatre voies ont été ouvertes (...) les préparations sont désormais en cours pour entrer directement dans le tunnel (...) et procéder aux opérations de recherche et de sauvetage", a indiqué le ministère de l'Energie.
- Chine: formation d'un nouveau lac
Les secouristes chinois intervenant au Tibet ont été "déplacés vers un lieu sûr" après la formation d'un nouveau lac provoqué par un glissement de terrain, ont rapporté les médias d'Etat.
"Dans la soirée du 29 août, des drones de surveillance déployés dans la zone ont détecté un glissement de terrain sur un versant de montagne, à 2,8 kilomètres en aval du lac de barrage Purepuqiang Tsangpo", a indiqué la chaîne publique, faisant référence à un lac qui, les jours précédents, avait menacé les opérations de secours.
- Moins d'électricité au Népal
Selon l'autorité népalaise de l'électricité, 11 centrales hydroélectriques et une centrale solaire, représentant une capacité de production de 431,1 mégawatts, ont cessé de fonctionner. Elles représentent 10% de la capacité de production du Népal.
- Montée des eaux au Népal
Le Népal a appelé les équipes de sauvetage à la "prudence" en raison d'une nouvelle montée des eaux. "Nous avons reçu des informations selon lesquelles le débit de crue de la rivière Bhotekoshi, dans le district de Rasuwa, a encore augmenté", a indiqué l'Autorité nationale pour la réduction et la gestion des risques de catastrophe (NDRRMA).
- Causes du désastre
Selon l'agence officielle Chine nouvelle, les experts "ont conclu qu'à environ 10H52 (02H52 GMT) le 26 août, un glacier situé sur le versant sud du pic Lirung au Népal" s'était fracturé, déclenchant une avalanche de glace et de roches qui a déferlé.
Cette masse a chuté de plus de 1.000 mètres d'altitude et formé un gigantesque éboulement de débris qui ont déferlé ensuite à grande vitesse sur 22 kilomètres, avant d'atteindre la zone du poste-frontière chinois de Gyriong.
- Aide américaine
Les Etats-Unis ont annoncé samedi débloquer 3,6 millions de dollars d'aide humanitaire pour le Népal. Cela comprend "une aide alimentaire d'urgence représentant jusqu'à trois mois de besoins pour près de 10.000 ménages", a précisé le département d'Etat sur X.
- Dévastation
Le village de Dhunge, l'une des dizaines de localités dévastées côté népalais et qui abritait environ 150 familles, a été presque entièrement rayé de la carte, ne laissant derrière lui qu'un paysage marécageux et une odeur de débris en décomposition, ont constaté des journalistes de l'AFP. Des bâtiments, des véhicules et des routes sont ensevelis sous d'épaisses couches de boue.
- Effet du changement climatique
"Le réchauffement climatique provoqué par la combustion par l'humanité de quantités colossales de charbon, de pétrole et de gaz, rend des tragédies comme celle-ci, et tant d'autres à travers le monde, beaucoup plus probables, fréquentes et graves", a alerté Simon Stiell, responsable de l'ONU Climat, dans un communiqué.
bur-ebl/clr

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