Violeur et cambrioleur
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ASSISES

Violeur et cambrioleur

Daniel SAINT-JEAN

Deux femmes ont vécu un calvaire à Kourou en décembre 2010 et février 2011. Elles ont été violées par leur cambrioleur.

Le dimanche 6 février 2011, vers 1 h 30 du matin, quartier de Cabalou à Kourou, une femme âgée de 55 ans qui rentrait chez elle est agressée au moment où elle ouvre sa porte. En la tenant par le cou, l'homme l'entraîne dans sa chambre. La victime essaye de le raisonner, lui expliquant qu'elle pourrait être sa mère, qu'elle a le sida mais rien n'y fait. Il la menace avec un sabre. Après l'avoir violée, son agresseur repart avec sa carte bleue, son ordinateur et son téléphone portable. En partant, il appelle Yannick. La victime alerte les gendarmes. Sur les lieux, ces derniers récupèrent un préservatif et relèvent des empreintes. Le prénom de Yannick leur évoque un mineur mis en cause dans des cambriolages en compagnie de Sergio Pinas. La victime identifie ce dernier sur une planche photographique à la forme de ses yeux car il portait un bandana sur le bas du visage. À 6 heures, les gendarmes rejoignent le quartier de l'Eldo et perquisitionnent les logements des deux mis en cause. Si rien n'est trouvé chez le mineur, ils trouvent au domicile de Sergio Pinas la carte bancaire et l'ordinateur dérobés chez la victime. Dès ses premières auditions, Sergio Pinas reconnaît les faits mais également d'autres cambriolages. Le mineur qui devait le rejoindre y avait renoncé. Le lien est alors fait avec une affaire similaire qui s'est déroulée le 15 novembre 2010. Une jeune femme seule dans un studio est réveillée par un homme qui essaie de la violer. Sous la menace d'un couteau, il poursuivra ses tentatives, frappant la victime au visage. Il lui fracture la pommette.
« TRAUMATISME » DES VICTIMES, L'ACCUSÉ EN TRANSE
Sergio Pinas se retrouve ainsi devant la cour d'assises pour répondre de ces faits criminels. Yannick, son complice mineur, poursuivi uniquement pour les cambriolages, a été condamné par le tribunal des enfants à deux ans avec sursis.
Hier matin, trois gendarmes se sont succédé par visioconférence pour rendre compte de leurs enquêtes. L'accusé connaissait les lieux, car il était déjà venu en compagnie de ses complices pour cambrioler les deux femmes en leur absence. Les enquêteurs se souviennent « du traumatisme » des deux victimes. Le mineur Yannick est venu témoigner à la barre sur l'agression de novembre 2010, décrivant son compagnon comme en transe alors qu'il est habituellement calme. Le procès se poursuit aujourd'hui avec les plaidoiries et réquisitions.