21H50. Poste de la police municipale
de Cayenne. Le chef de la brigade de nuit, Pierre, 38 ans, se
restaure dans le coin cafet'. Les policiers et policières qu'il a
sous ses ordres se préparent. Ils enfilent leur équipement : gilet
pare-balles, armes, gazeuse lacrymogène, radio, menottes... Parmi
eux, Donald, 50 ans, chef de police, 28 ans passés dans la police
municipale ou encore Sylvain, 55 ans, un employé de banque devenu
policier en 2007. Des profils divers et variés, mais tous ont
choisi la brigade de nuit poussés par une même motivation. Uriel,
30 ans, policière depuis 2016, l'explique en un mot : « l'action »
. « La nuit, on est plongé dans un monde plus hostile » , ajoute
Eric, 41 ans, brigadier cumulant 15 ans d'expérience dans la police
municipale.
Les hommes et les femmes qui composent
cette brigade un peu spéciale assurent leur service trois à quatre
nuits par semaine. La brigade de nuit est toute jeune, elle a été
inaugurée en octobre de cette année.
Marie-Laure Phinera-Horth, maire de
Cayenne, arrive, salue les neufs brigadiers et enfile son gilet
pare-balles. Sur les raisons de sa présence, l'édile précise
qu'elle suit régulièrement la brigade pour « voir ce qui se passe
la nuit dans les quartiers » , avant d'abonder : « Le tableau de
nuit est différent de celui du jour. »
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