Un trafic de quartier mis à mal
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CAYENNE

Un trafic de quartier mis à mal

D. St-J.

Quatre petits dealers de la Crique ont été condamnés à des peines de deux à quatre ans de prison.

Trois mois d'enquête, avec des auditions de toxicomanes, ont permis à la police de mettre à jour un réseau de trafic de cannabis dans le quartier de la Crique, à Cayenne. Quatre Guyaniens âgés d'une trentaine d'années - Melroy Jardine, Paul Byron, Aubrey Gobin et Marlon Mac Rae - se sont donc retrouvés vendredi en comparution immédiate pour répondre aux chefs d'accusation d'acquisition, de détention et de cession de produits stupéfiants.
Ainsi, du 16 août au 20 octobre, les policiers ont effectué des surveillances au Village chinois mettant à jour un trafic d'herbe de cannabis portant sur des quantités de 130 à 1 700 grammes.
Les clients des dealers ont été interrogés et ont confirmé l'identité de leur fournisseur. À la barre, les quatre prévenus se présentent comme « des consommateurs » qui dealent pour pouvoir acheter leur drogue. « Je consomme plus que je ne vends! » a avancé Melroy Jardine, le principal prévenu dans cette affaire.
Des témoignages et des photos accablants aux yeux du procureur, qui a requis des peines de quatre ans de prison pour Melroy Jardine et Paul Byron, de trois ans pour Audrey Gobin et d'un an pour Marlon Mac Rae.
Au niveau de la défense, assurée par Me Jean Aimé M'Pika et Me Akim El Allaoui, l'accent était mis sur le contexte : « Ils habitent tous la Crique. Ce n'est pas un quartier avantagé de Cayenne. Ce ne sont que des délinquants de bas étage qui achètent pour leur consommation. Ce sont des toxicomanes, des malades qui ont besoin de leur dose. » Aussi, les défenseurs estimaient que les réquisitions étaient « excessives » .
Après délibérations, la présidente de l'audience a souligné la gravité des faits et la nécessité d'endiguer « ce trafic de quartier qui permet la facilité d'accès aux produits stupéfiants. »
En conséquence, Melroy Jardine a été condamné à quatre ans de prison ; Paul Byron, « en Guyane depuis trois mois et qui saupoudre nos rues de stupéfiant » , à trois ans de prison et à une interdiction définitive du territoire national ; Aubrey Gobin et Marlon Mac Rae à deux ans de prison.

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