La valise de cocaïne a transité vers Paris depuis Félix-Eboué. Sa valeur estimée : 4 millions d'euros (photo d'illustration)
Les quatre Guyanais interpellés jeudi dans un vaste trafic de cocaïne prennent l'avion aujourd'hui pour répondre au mandat d'amener délivré par le juge d'instruction du parquet de Créteil. Ils seront accompagnés de leurs avocats du barreau de Guyane.
C'est aujourd'hui que les quatre personnes suspectées d'avoir participé à un vaste trafic de cocaïne entre le Suriname et la France via la Guyane doivent prendre l'avion pour honorer leur rendez-vous avec le juge d'instruction du parquet de Créteil. Ils ont tous choisi d'être défendus par des avocats du barreau de Cayenne (LIRE ICI).
Le commerçant du centre-ville de Cayenne, connu dans le milieu sportif, considéré comme la tête du réseau, sera défendu par deux avocats, Me Emile Tshefu et Me Boris Chong-Sit. L'un des bagagistes de la société GSAM est conseillé par Me Jérémy Stanislas et l'autre par Me Anne Radamonthe-Fichet. La jeune femme travaillant dans l'enregistrement des bagages à l'aéroport Félix-Eboué est défendue par Me Maurice Chow-Chine.
A cet effet, la compagnie Air Caraïbes tient à apporter une précision quant à l'implication d'une de ses collaboratrices. « A ce stade de la procédure pénale, aucun salarié de l'entreprise n'a été mis en cause dans cette affaire ou bien mis en garde à vue. Les personnes soupçonnées appartiennent à des entreprises sous-traitantes intervenant sur l'aéroport de Cayenne » , soulignent les responsables de la communication de la compagnie aérienne. Une précision qui a été confirmée par l'avocat de la jeune femme.
Me Maurice Chow-Chine précise que sa cliente lui a indiqué ne pas avoir participé à ce trafic. « C'est avec bienveillance que nous serons présents devant le juge d'instruction afin de réitérer les éléments concrets et probants démontrant son absence de participation au trafic de stupéfiants. Elle a été manipulée. »
Pour Me Emile Tshefu, qui défend le chef d'entreprise, « la présomption d'innocence est le meilleur rempart contre les fantasmes et les préjugés. Dans cette affaire, on dit beaucoup de choses notamment sur les réseaux sociaux, les gens ont subitement l'impression que la terre est ronde, ils peuvent dire ce qu'ils veulent » , lâche l'avocat qui prépare sereinement la défense de son client.
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