Sur les pentes toujours glissantes du mont Baduel
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Sur les pentes toujours glissantes du mont Baduel

G. A.

Aucun mouvement de terrain n'a été signalé depuis le 7 juin dernier, lorsqu'un pan de la colline s'était effondré (GA)

Un protocole de surveillance a été mis au point, la semaine dernière, pour mesurer quotidiennement les risques d'effondrement de la colline. Aucune nouvelle évacuation n'est prévue pour l'instant. Les habitants concernés, eux, dénoncent un certain manque d'information.

Les bananiers et les mauvaises herbes ont repris leurs droits sur les hauteurs du mont Baduel. Les vestiges de la quinzaine de cases qui avaient été détruites, il y a un an, par les services de la mairie, sont aujourd'hui envahis par la végétation. En revanche, aucune nouvelle évacuation n'est prévue pour l'instant. La préfecture a acté la semaine dernière un protocole de surveillance quotidienne sur le site, pour prévenir un éventuel mouvement de terrain. Des mesures seront donc prises tous les jours aux endroits les plus exposés aux coulées de boue. Le protocole prévoit par ailleurs le déclenchement d'une cellule de crise en cas de risques.
Quatre-vingt-onze personnes avaient été délogées entre le 14 et le 30 juin derniers. Or, à l'époque, le service d'urbanisme de la mairie de Cayenne parlait d'une autre vague d'évacuations qui concernerait 120 personnes, « dans les semaines ou les mois à venir » .
Aujourd'hui, les familles situées en zone jugée dangereuse sont toujours dans l'attente. « On a un peu peur, c'est sûr, mais on n'a pas envie de partir » , témoigne Benita, dont la maison est située juste au-dessous de celles qui ont été rasées il y a un an. Elle se dit toutefois « rassurée » puisque « les pompiers sont venus voir avant-hier (vendredi) » .
Mais un peu plus bas, J. B. déplore un certain manque d'information : « On n'est au courant de rien, affirme-t-elle. Donc on continue à vivre normalement » . Mais depuis le début de la saison des pluies, elle a constaté que l'eau ravinait plus qu'autrefois. « Parfois ça rentre dans la maison, explique-t-elle. C'est depuis qu'ils ont cassé les maisons en haut. Parce qu'avant, les habitants creusaient des rigoles, pour que l'eau s'écoule mieux » .
La saison des pluies devrait pousser les experts à une vigilance plus accrue. Car les données inquiétantes établies par la DDE il y a an sont toujours d'actualité. Si l'évacuation n'avait pas été simple pour ces familles qui vivaient, pour certaines, depuis une vingtaine d'années sur les hauteurs de la colline, on se souvient aussi que c'est le relogement qui avait surtout posé problème. Et sur ce point aussi, un an après, les choses n'ont sans doute pas changé.

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