Les policiers ont observé une minute de silence ce matin devant le commissariat de Cayenne • SAMIR MATHIEU
28 suicides depuis le début de l'année... le constat est accablant ! Et les policiers de toute la France ont décidé de se mobiliser ce vendredi. En Guyane, ils se sont réunis dans le silence, devant le commissariat de Cayenne, pour "rendre hommage à leurs collègues disparus et alerter les pouvoirs publics".
L'ensemble des policiers de la Guyane se sont rassemblés hier matin à 11h30 devant le commissariat de Cayenne. Plusieurs dizaines de policiers étaient réunis et ont observé une minute de silence pour "rendre hommage et alerter". Une mobilisation à l'appel d'une intersyndicale qui a réuni à la fois les agents, les commissaires, la police judiciaire ou la police scientifique. Tout le monde a répondu présent. Il faut dire que l'émotion est particulièrement forte après le suicide d'un policier jeudi à Paris. Il s'agit du 28e suicide d'un policier depuis le début de l'année. Le commissaire Thierry Guiguet-Doron s'est exprimé. Il a mis en exergue "l'inquiétude face aux difficultés du métier et face au manque de reconnaissance". "C'est la 1ere fois depuis longtemps qu'on a un appel qui regroupe tous les corps" a t'il souligné. Les syndicats de police guyanais étaient aussi présents. Eric Chantegrelle du syndicat des cadres de la sécurité intérieure a rappelé que l'intersyndicale demande à être reçue en urgence par le ministre de l'intérieur Christophe Castaner pour pouvoir mettre en place plusieurs dispositifs. Il y a eu de nombreuses réunions qui ont été faites depuis quelques années déjà avec notamment la mise en place de numéros de téléphone spécifiques pour une écoute des fonctionnaires en détresse et des prises en charge sur le plan psychologique également". Willy Ranguin, du syndicat Unité SGP Police FO a rappelé "on est tous unanimes. On parle d'une même voix sur un constat qui est affligeant et accablant". Pour rappel, en fin d'année dernière, le jeune guyanais Thiézarré Horth, élève en école de police, a mis fin à ses jours alors qu'il était dans l'Hexagone pour sa formation. L'annonce de son suicide avait provoqué une vive émotion dans le commissariat, où le jeune homme était particulièrement apprécié, notamment auprès des brigades de nuit pour lesquelles il avait travaillé. L'an dernier, le SLPT avait réalisé un mouvement social pour obtenir plus de moyens et les avaient obtenus au terme du conflit.
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