Une centaine d'armes ont été confisquées à l'entrée des défilés des trois jours gras • (PHOTO : HENRI GRIFFIT)
La police a monté un tout nouveau dispositif de filtrage du public pour les trois jours gras la semaine dernière. Bilan.
Une centaine d'armes ont été confisquées à l'entrée des défilés des trois jours gras. Il s'agissait essentiellement de ciseaux et de couteaux. Quelques armes factices dont sont friands les carnavaliers ont aussi été prises. Plus inquiétant, des bombes lacrymogènes et des pistolets à billes ont également été confisqués. Mais pas d'arme à feu.
La police avait décidé de sécuriser les jours gras lundi, mardi et mercredi derniers. Le public ne pouvait entrer que par une des cinq portes déposées le long du parcours et gardées par des policiers nationaux, aidés de leurs collègues municipaux. Impossible d'entrer par tout autre accès. À ces points de contrôle, le public était fouillé et les sacs inspectés. Et c'est ainsi que cette centaine d'armes a été confisquée.
« La moitié d'entre elles a été saisie le premier jour. Ensuite, c'est allé en décroissant » , explique le commissaire Olivier Le Cardinal, directeur départemental de la sécurité publique, qui a eu l'idée du dispositif. Le principe était en fait une déclinaison de ce qui existe lors des rencontres de football dans les grands stades. Le public est fouillé. Des vigiles surveillent l'intérieur et la police n'intervient qu'en cas de coup dur.L'accueil réservé par le public cayennais était « favorable » , estime le patron des policiers. « Les gens étaient surpris le premier jour mais après on a eu de très bons retours. Des gens nous remerciaient même aux points de contrôle. »
Reste que ce dispositif n'a pas été déployé dès la grande parade du dimanche précédent les trois jours gras, le 2. Et ça, l'association Natural Tribal, qui défilait et qui s'est fait casser huit de ses voitures, ne le comprend pas. « Ce n'est pas le même public qui va à la grande parade, répond Olivier Le Cardinal. C'est un public très familial et il n'y a pas de voltigeurs. Mais si les gens le réclament, on pourra étendre ce dispositif à la grande parade l'an prochain. Cette année, c'était un essai. » Au total, le dispositif déployé les trois jours gras a mobilisé 160 personnes dont la moitié de policiers nationaux.
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