Saint-Laurent: Chog et gendarmerie se retrouvent pour apaiser les tensions
Forces de l'ordre et personnel hospitalier de Saint-Laurent du Maroni se sont réunis ce jeudi soir pour s'expliquer, suite à l'altercation de la semaine précédente. Le préavis de grève du Chog court toujours.
Pendant plus de trois heures, gendarmerie nationale, direction du centre hospitalier de l'ouest guyanais et syndicats de l'hôpital se sont réunis ce jeudi soir. Ils sont revenus ensemble sur la tentative d'interpellation d'un patient soigné aux urgences dans la nuit de samedi 1er octobre.
A l'issue de cette rencontre, il a été décidé que chaque administration va rappeler en interne les procédures à suivre en cas d'interaction entre gendarmerie et hôpital, voire en mettre en place de nouvelles si nécessaire. " On a établi que de part et d'autre il y a eu des erreurs ", commente le docteur Olivier Maignien de l'Unsa, à l'issue des échanges. " Il y a eu de mauvaises informations, une mauvaise communication. "
Les dossiers judiciaires encore en suspens
Tous les points d'achoppement n'ont toutefois pas été rabotés : les poursuites sont toujours en cours contre le médecin urgentiste mis en cause par les gendarmes le 3 octobre suite aux évènements du samedi 1er. De même que celles entreprises plus tôt dans l'année à l'encontre d'une ancienne cadre des urgences, accusée de recel alors qu'elle aurait " suivi la procédure pour le traitement des boulettes de cocaïne " récupérées sur un patient, selon Olivier Maignien.
Des éléments pour chaque dossier ont été transmis au commandant de la gendarmerie de Saint-Laurent - qui " ne peut pas communiquer " sur la question -, à charge pour lui de les porter au procureur. " On souhaite la levée des deux dossiers " répète Olivier Maignien a plusieurs reprises. En attente de la réponse du procureur, le préavis de grève court toujours.

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