Roland Valère réclame 10 millions d'euros à l'usine Dilo
L'appel interjeté par Roland Valère dans l'affaire de revendication de propriété de deux parcelles de terres sur lesquelles l'usine d'embouteillage d'eau Dilo à Montsinéry-Tonnégrande est implantée, a été examiné aujourd'hui, par les juges de la Cour d'appel de Cayenne. La décision a été mise en délibéré au 12 janvier 2015.
À l’issue de l'audience, Roland Valère entouré de ses avocats, Me Alex Leblanc, du barreau de Guyane et Me Florian Tosoni du barreau de Paris a révélé qu'il avait été abordé par la partie adverse mais que ses propositions n'avaient pas intéressé les responsables de la société Dilo : "Je leur ai demandé d'embaucher mon fils, qui a fait des études et obtenu plusieurs diplômes dans le secteur de l'eau, ils m'ont dit que mon fils était trop diplômé. Je leur ai proposé d'acheter les deux parcelles qu'ils ont volé, ils m'ont dit que le prix était trop cher. Je leur ai demandé de me prendre comme actionnaire, ils ne m'ont pas donné de réponse jusqu'à maintenant", regrette le plaignant qui ne comprend pas l'obstination des promoteurs : "Ils ont le même projet d'embouteillage d'eau à Macouria depuis 1999, ils peuvent s'installer et donner à l'eau de Macouria le nom de Dilo"
Il faut savoir que Roland Valère a été débouté, en mai 2012 par les juges du tribunal de Grande Instance de Cayenne de sa demande de revendication de propriété et de toutes ses autres demandes dont notamment sa demande indemnitaire.
En appel, les avocats du plaignant demandent, entre autres, aux juges de constater que leur client dispose des meilleurs éléments pour faire la preuve d'un titre de propriété sur les parcelles cadastrées BD18 et BD20, de constater que les consorts "Lalanne" n'ont jamais détenu de biens immobiliers sur la commune de Montsinéry et de condamner la société Etoile loc 11 à restituer les parcelles à Roland Valère. Les conseils demandent aussi de condamner les responsables de l'usine Dilo, à payer 10 millions d'euros à Roland Valère pour l'impossibilité d'user des produits et des fruits générés par les parcelles en mettant sur pied une usine d'embouteillage d'eau et 762 195 euros pour les dégradations causées sur les parcelles ainsi que 148 000 euros au titre du préjudice moral.
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la décision des juges, prévue le 12 janvier, est attendue comme le Messie par les parties.

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