L'équipe de marins bénévoles qui a secouru les pêcheurs (PhCh)
Samedi, deux pêcheurs, accrochés à des bouées, ont été sauvés par des marins bénévoles de la Société nationale de sauvetage en mer. Les sauveteurs espèrent que cette histoire servira à prévenir d'éventuels accidents.
Quelle ne fut pas la surprise de l'équipage de L'Argos, composé de six marins bénévoles de la Société nationale de sauvetage en mer, d'être obligés de passer brutalement de la fiction à la réalité, samedi, vers 17 heures, à l'entrée du chenal qui relie Kourou aux îles du Salut, près de Guatemala. « Nous avions décidé de profiter de conditions météorologiques difficiles pour exercer nos capacités d'intervention quand, au retour de notre entraînement, nous avons distingué ce que nous avons d'abord cru, du fait de la mauvaise visibilité en mer, être deux bouées ou des noix de coco » , raconte Frédéric Gobert, le patron auxiliaire du navire de secours. « Il s'agissait en réalité de deux individus qui dérivaient accrochés à un filet d'une cinquantaine de mètres de long. »
Les deux pêcheurs, un Portugais quadragénaire et un Brésilien un peu plus jeune, peuvent dire merci à la providence et à leurs sauveteurs qui passaient par hasard à cet endroit, contrairement aux trois catamarans qui rentraient de leur navette aux îles du Salut et auraient pu blesser les malheureux.
Il semblerait que ceux-ci aient fait preuve d'une grande insouciance. Venus sur les bords du Kourou avec leurs familles, ils n'ont tout d'abord pas tenu compte du mauvais temps, peu propice à la pêche. Ensuite, au lieu de laisser dériver leur filet et la valeur qu'il représentait, ils ont préféré s'y accrocher au péril de leur vie. Frédéric Gobert est formel et explique pourquoi, dans un premier temps, l'équipage a sermonné les imprudents : « Bien que l'un d'entre eux avait réussi à s'accrocher à la bouée du PK 20, avec la force des vagues et du courant, je ne donne pas bien cher de leur peau si nous n'étions pas passés par là. »
L'équipage qui, outre Fred, était composé de Bruno, Alexandre, Hartmunt, Erwan et de Stéfan, ne veut « surtout pas se mettre en valeur » et considère qu'il a « simplement rempli son rôle » , mais il tenait à ce que l'on raconte cette histoire à titre de prévention. Tout s'est d'ailleurs bien terminé. Arrivés sur la terre ferme, les secourus et leurs familles ne savaient d'ailleurs plus comment remercier leurs sauveurs.
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