Prêtre braqué : trois femmes et deux hommes en prison
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Prêtre braqué : trois femmes et deux hommes en prison

Jean-Marc KROMWEL
Les deux suspects ont été présentés, au palais de Justice de Cayenne, à un juge d'instruction et au juge des libertés et de la détention (JMK)
Les deux suspects ont été présentés, au palais de Justice de Cayenne, à un juge d'instruction et au juge des libertés et de la détention (JMK)

Dans l'affaire du père Alain D., séquestré et braqué la semaine dernière à Saint-Laurent, les trois femmes et les deux hommes, suspectés d'avoir participé à l'agression, ont été placés en détention provisoire.

Le père Alain D. vit sans doute les heures les plus difficiles de sa vie d'homme d'église. Jeudi, après avoir longtemps nié, il aurait reconnu devant les enquêteurs avoir négocié des relations tarifées avec deux des trois femmes suspectées d'avoir ensuite contribué à son agression.
Outre quelques euros trouvés chez lui, ses agresseurs présumés lui auraient dérobé son téléphone portable, et surtout, mille euros en espèces appartenant à la paroisse.
Jeudi, les trois femmes interpellées ont été mises en examen pour séquestration et placées en détention provisoire pour éviter toute pression sur le prêtre et, surtout, toute fuite vers l'étranger. Il ne s'agirait pas de prostituées professionnelles mais de personnes ayant des relations sexuelles tarifées occasionnelles, comme cela se serait passé avec le père D. en fin de semaine dernière.
Hier matin, leurs complices présumés ont été présentés au juge d'instruction, au palais de justice de Cayenne. Maurice Terg et Gilberto Tojo, tous deux 29 ans, originaires de Paramaribo et en situation irrégulière sur le sol guyanais, ont été mis en examen pour vols à main armée et séquestration arbitraire. La juge des libertés et de la détention (JLD), en présence de l'avocat de permanence, Me Akim El Allaoui, les a ensuite placés en détention provisoire sur demande du Parquet pour éviter toute velléité de fuite vers le Suriname ou un autre pays limitrophe. Et toute pression sur la victime.
UN TROISIÈME HOMME ?
Lors de son audition devant la JLD, Maurice Terg, qui réside tantôt à Mana, tantôt à Saint-Laurent, a assuré qu'il avait été entraîné dans cette affaire contre son gré. Et qu'il ne se serait pas comporté de façon agressive vis-à-vis de l'homme d'église. Au contraire, c'est lui qui aurait tempéré les ardeurs des autres. Seules les déclarations du prêtre pourraient confirmer cette version. Terg se présente comme un père de famille qui fait « ce qu'il peut » pour subvenir aux besoins de ses enfants et de sa compagne.
Auditionné quelques minutes plus tard, Gilberto Tojo a lui aussi nié les faits tels qu'ils ont été présentés. Résidant à Saint-Laurent, chez sa mère, il a surtout indiqué, en sortant de l'audience, qu'un autre homme, auteur principal de l'agression, serait encore dans la nature. Ce que les enquêteurs ne confirment pas pour le moment.
D'ici quelques jours, les cinq suspects seront représentés au juge d'instruction. Plusieurs confrontations devraient être organisées pour recouper les faits et les témoignages avec celui du père Alain D.

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