Les Amérindiens d'Espérance ont eu « très peur » (Stéphane Forel)
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La route de l'Est a encore été le théâtre de plusieurs agressions au cours des derniers jours. Mardi soir, un agent de l'ONF s'est fait tirer dessus avant de se faire voler son véhicule. Et hier matin, ce sont trois Amérindiens qui se sont fait braquer entre Belizon et Régina.
Le calme relatif qui semblait régner depuis quelques mois sur la RN2 a été rompu en seulement quelques jours. Samedi, à quelques kilomètres de Belizon, deux jeunes femmes ont été braquées et dépouillées, alors qu'elles s'étaient arrêtées sur le bord de la route. Un peu de numéraire, des bijoux... leurs agresseurs ont pris tout ce qu'elles avaient en leur possession.
Mardi soir vers 20 h 45, c'est un agent de l'ONF qui est tombé sur une bande d'hommes armés, entre le poste de Belizon et le carrefour de Régina. Le conducteur s'est fait tirer dessus au fusil de chasse, l'obligeant à s'arrêter. Choqué et légèrement blessé par les morceaux de vitre qui ont éclaté sous l'impact du plomb, il a finalement dû laisser son véhicule aux mains de ses agresseurs. Lesquels sont tombés quelques kilomètres plus loin sur une patrouille de gendarmerie. Les braqueurs ont alors laissé la voiture pour s'évaporer dans la forêt. Des recherches ont aussitôt été engagées pour tenter de retrouver les fuyards. En vain.
Hier enfin, trois Amérindiens Palikur du quartier Espérance de Saint-Georges se sont fait braquer par cinq individus armés. La scène s'est déroulée vers midi au niveau du pont de l'Approuague.
« On s'était rendu à Cayenne pour des démarches administratives, racontent Gibson, Guillaume et Guillaume. Et notre voiture est tombée en panne. Ils étaient tous les cinq armés jusqu'aux dents avec des fusils à pompe et plein de munitions autour de la ceinture. On a eu très peur. Et finalement, ils nous ont laissés après le pont, en prenant la voiture avec toutes les affaires qu'on avait achetées » . Mais avant de fuir, les braqueurs ont attaché les trois habitants de Saint-Georges, leur liant les poignets et leur volant aussi leurs baskets. « Ils nous ont dit : tu pourras retrouver ta voiture à Saint-Georges! » Mais le véhicule en question n'est pas arrivé jusque-là. Quelques kilomètres plus loin, les cinq braqueurs sont à leur tour tombés en rade. Contraints de laisser leur voiture de fortune sur le bas-côté. Le propriétaire, lui, était content de retrouver son bien. « Mais ils ont vidé tout ce qu'il y avait dedans » , avant de fuir par la forêt.
Hier soir, un important dispositif de recherches était déployé pour les retrouver. D'après les enquêteurs, cette série de braquages aurait été commise par la même bande.
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