« Nous ne sommes pas les esclaves du XXIe siècle »
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

Audio wave La radio 100% Caraïbes
8s
×

« Nous ne sommes pas les esclaves du XXIe siècle »

J.-M. K.

Selon le site MetropoleHaïti.com, les immigrés résidant en Guyane se plaignent de ne pas être respectés par l'État français. Explications

« La communauté étrangère en Guyane n'est plus une bande de moutons mais des personnes dignes de respect, des êtres humains à part entière, qui sont derrière chaque bâtiment conçu, chaque mur debout, chaque gazon bien taillé, chaque famille binationale et tout autre aspect de la Guyane » . Cette diatribe figure dans un manifeste publié samedi dernier à Cayenne. À l'origine, une association d'immigrés de Guyane, composée notamment de membres de la communauté haïtienne.
L'initiative a été relayée en Haïti par Radio Métropole et sur le site MetropoleHarti.com. Elle vise à dénoncer une série de faits ou de circonstances défavorables aux immigrés ces dernières années. Au banc des accusés, des représentants de l'État français, mais aussi la Guyane elle-même.
CORRUPTION RAMPANTE
Dans ce manifeste, les signataires regrettent « la corruption rampante sur la gestion des dossiers des migrants » , l'amalgame fait avec les individus fréquentant « les sites d'orpaillage clandestin » , « la diffusion d'informations erronées voire fausses fournies aux sans papiers par les autorités » . Ils soulignent que « ces informations sont souvent contraires à celles proposées par les juristes et associations de soutien aux immigrés » . Ils estiment que ces recommandations contredisent « les jurisprudences de référence suite aux recours devant les tribunaux, contraires aussi au code d'accueil des étrangers en France, (et) la déclaration universelle des droits de l'homme »
SIGNATURE FORCÉE
Les immigrés se plaignent aussi d'être obligés de « circuler avec des récépissés périmés avant la délivrance d'un titre de séjour même s'il y a avis favorable de la préfecture » . Ils dénoncent par ailleurs des manipulations consistant par exemple à « forcer des personnes qui ne savent pas lire ou écrire en français à signer des obligations à quitter le territoire » .
Le communiqué s'achève par un cri du coeur. « Nous ne sommes plus dans une colonie, ni [...] pour servir d'esclaves aux ?XXIe siècle » .
En conséquence, ces immigrés demandent « l'application ferme et l'exécution de la loi française, ainsi qu'un engagement ferme de l'État, des médias et des forces de l'ordre contre l'exploitation de la fragilité du citoyen immigré » .
Selon le Consul d'Haïti en Guyane, la communauté haïtienne en Guyane représenterait environ 50 000 personnes. Il y a trois mois, cette diaspora célébrait le 50e anniversaire de son arrivée ici. Cette immigration en provenance de Jacmel, Fonds-des-Nègres, des Cayes, de Miragoane a en effet débuté en 1963, après le passage meurtrier du cyclone Flora sur l'île d'Hispaniola partagée entre la République dominicaine et Haïti.
Actualités en direct

L'essentiel de l'info sur WhatsApp

Rejoignez la chaîne officielle pour recevoir nos alertes, enquêtes et reportages majeurs en temps réel.

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger
8s
×