Mille élèves suspendus à deux résultats d'analyses
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Mille élèves suspendus à deux résultats d'analyses

Bernard DORDONNE
Les parents d'élèves ont fait le déplacement pour assister à la réunion au collège Antoine-Sylvère-Félix. (BD)
Les parents d'élèves ont fait le déplacement pour assister à la réunion au collège Antoine-Sylvère-Félix. (BD)

Les vacances de Noël ont commencé avec une semaine d'avance pour les mille élèves des établissements scolaires de la Zac de Soula, à Macouria. À cause des émanations de gaz qui ont perturbé le quotidien du collège Antoine-Sylvère-Félix et des écoles de la Zac et Edmé-Courat à Soula, ces établissements sont fermés jusqu'à nouvel ordre.

C'est hier matin, lors de la réunion d'information pour les parents d'élèves et les enseignants organisée au collège Antoine-Sylvère-Félix, que la décision a été prise de fermer les établissements scolaires de Soula, jusqu'à nouvel ordre. Le président du conseil général a joué la transparence : « Dans cette affaire, on a fait preuve de responsabilité. J'attends les résultats des analyses de l'air qui ont été envoyées dans un laboratoire en Italie, ainsi que celles du sol effectué par le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières), avant le 31 décembre. Si les résultats sont négatifs, nous allons ouvrir le collège le 5 janvier. Si les résultats sont positifs, nous allons prendre des dispositions pour assurer la prise en charge des élèves ailleurs qu'à Soula. »
Les enseignants, eux, ont préféré se réunir en mairie de Macouria pour entendre les explications des experts (BD)
Les enseignants, eux, ont préféré se réunir en mairie de Macouria pour entendre les explications des experts (BD)
« PAS DE POLLUANT TOXIQUE RÉFÉRENCÉ »
Une décision prise en osmose avec le recteur de l'académie : « Il s'agit de dire aux parents que nous ne prendrons aucun risque. Tant que l'on n'aura pas plus de 200% de certitude, on ne rouvrira pas les établissements car on ne joue pas avec la santé dans enfants, des enseignants et du personnel. J'ai découvert, à travers cette réunion, que des émanations que ce type avait existé il y une dizaine d'années. Je suis surpris. Il y a beaucoup d'hypothèses qui méritent d'être travaillées. On va s'y atteler durant les trois semaines qui nous séparent du 5 janvier. »
Au cours de cette rencontre avec les parents d'élèves, les spécialistes ont pris la parole à tour de rôle pour expliquer le travail qui avait été réalisé. « Ce week-end, les organismes ont été encore plus loin dans les analyses, ont indiqué les représentants du BRGM et le directeur du Sdis (Service départemental d'incendie et de secours). Ils ont organisé des fouilles autour du collège jusqu'à 4 mètres de profondeur pour atteindre la nappe phréatique. Des prélèvements de sols et d'eau ont été effectués. Pour l'heure, on n'a pas trouvé de polluant toxique référencé qui fait l'objet d'arrêté ministériel et de suivi dans l'air, dans l'eau et dans le sol. »
En mairie de Macouria, la première adjointe a rassuré les parents des deux écoles : « Nous continuons à travailler pour donner satisfaction à la communauté éducative. Il y a eu de précédents problèmes dans la zone de Soula. Je tiens à préciser qu'à cette époque, des recherches avaient été effectuées et elles avaient été négatives. On avait même évacué la zone pendant trois jours. »
Les enseignants, eux, ont refusé de participer à la réunion au collège. Ils ont préféré inviter les autorités à échanger avec eux en mairie de Macouria, où une salle avait été mise à leur disposition. Une rencontre qui fructueuse et constructive, selon les participants.
ILS ONT DIT
Karine Rangon
(BD)
(BD)
Je suis parent d'élève à Edmé-Courat et au collège. J'habite à Soula, près du collège. On nous parle des enfants mais peut-être que nous subissons la même chose. Que fait la mairie pour s'occuper de toute la zone ? La même chose s'est produite, il y a deux ans. On nous parle d'un rapport mais les parents ne sont pas au courant de ce rapport. Je me débrouille avec une nouvelle réforme où je dois payer 250 euros par mois. Maintenant, les enfants ne sont pas scolarisés. Je travaille tous les jours et je dois de débrouiller avec mes enfants.
Hélène Vanovermeir
(BD)
(BD)
Je comprends que les établissements restent fermés. C'est une bonne décision. Mais qu'est ce qu'on fait si on n'a pas les résultats et comment vont-ils gérer si le collège est amené à fermer plusieurs mois ? Qu'est qu'on fait si on trouve que c'est un problème dans l'air ou dans le sol ? Je me demande aussi ce que la mairie de Macouria fait pour nos enfants ? Ce matin (hier, ndlr), il y avait classe à l'école Edmé-Courat alors que le collège et l'école de la Zac sont fermés. C'est hallucinant!
Franck Coquillas
(BD)
(BD)
Je suis Atsem (Auxiliaire territorial spécialisé des écoles maternelles, ndlr) à l'école de la Zac, cette réunion a été très importante. Elle nous a permis de comprendre ce qui se passe dans le quartier. Je suis plus à l'aise dans la communication que j'aurai avec les parents. Concernant l'attitude que nous devons avoir envers les enfants que nous avons en charge après l'école, j'ai obtenu les réponses aux questions que je me posais. Je suis comme beaucoup de mes collègues dans l'attente des résultats d'analyses. Je suis quand même inquiet.
Sylvie Vitulain
(BD)
(BD)
Je pense qu'il y a un réel problème que les autorités n'arrivent pas à définir. Il faut trouver une solution. Il faut aller chercher les experts à l'étranger s'il le faut. Mais ne mettez pas la santé de nos enfants en danger.
(Bernard Dordonne)
(Bernard Dordonne)

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