Mardi gras en Guyane : 11 000 personnes, onze interpellations, quatre policiers blessés
Plusieurs scènes de tensions et de violences sont survenues entre Cayenne et Matoury
Au milieu des festivités du mardi gras, plusieurs scènes de violence ont été observées dans la foule. Des violences entre jeunes, mais aussi des violences envers des policiers.
Quatre agents ont été blessés et mis au repos ce mercredi. L'un des policiers blessés est parti à l'hôpital après avoir reçu un coup de poing à la tête. L'agresseur a été interpellé. Il fait partie des huit personnes arrêtées dans le centre-ville, le 17 février.
Six ont été interpellées pour violences en réunion. Un homme pour violation d'une interdiction de paraître sur le carnaval et un pour des faits de vol à l'arraché.
11 000 personnes à Cayenne
"Ça a été très compliqué. Il y avait beaucoup de monde et des jeunes qui n'avaient rien à voir avec le carnaval. C'est compliqué à encadrer et à gérer", affirme Willy Ranguin, policier et secrétaire territorial Un1té 973. "Les forces de l'ordre font ce qu'elles peuvent pour que le désordre complet finisse bien. Ce genre d'exercice est très éprouvant", poursuit-il.
À plusieurs reprises, du gaz lacrymogène a été utilisé pour disperser la foule. 97 policiers et gendarmes mobiles, ainsi que 20 policiers municipaux, ont été mobilisés.
La foule à Cayenne a été estimée à près de 11 000 spectateurs par les autorités.
Trois personnes arrêtées à Matoury
Plus tôt dans la journée de mardi, pendant le vidé à Matoury, trois personnes ont été interpellées. Une pour violence avec arme. L'homme portait un couteau de près de 25 cm, d'après la gendarmerie. Deux autres personnes, qui avaient pris la fuite en voiture, ont été arrêtées pour avoir blessé un agent de sécurité avec un objet coupant.
Enfin à Cayenne, une personne a été blessée par un tesson de bouteille à la jambe au boulevard République, vers 20 heures. Le lien entre ce dernier fait et le carnaval n'est pas établi.
Le carnaval guyanais de 2026, qui s'est bien passé dans sa globalité, s'achève ce 18 février.
Pas de tir mortel
Une vidéo circule sur les réseaux sociaux. Les commentaires de la personne qui filme laissent penser qu’un policier aurait abattu un jeune sur l’avenue du Général-de-Gaulle. Les images de la vidéo ne montrent pourtant pas de tir des forces de l'ordre. Aucun décès ni blessé par arme à feu n’est à déplorer, selon nos informations.

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