L'hôtesse d'enregistrement et le commerçant en détention
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JUSTICE

L'hôtesse d'enregistrement et le commerçant en détention

Bernard DORDONNE
Ce sont 21 personnes qui sont impliquées dans ce trafic de cocaïne entre le Suriname et la France, via la Guyane, dont une hôtesse d'enregistrement et des bagagistes (photo d'archives)
Ce sont 21 personnes qui sont impliquées dans ce trafic de cocaïne entre le Suriname et la France, via la Guyane, dont une hôtesse d'enregistrement et des bagagistes (photo d'archives)

Jeudi, ce sont une vingtaine de personnes dont quatre Guyanais qui ont été interpellées simultanément à Paris et en Guyane, dans un trafic de cocaïne entre le Suriname et la France, via la Guyane. Deux des quatre Guyanais ont été mis en examen et placés en détention, hier, à Paris

C'est hier après-midi au tribunal de Créteil, dans le bureau du juge d'instruction, que Canelle Ho-Méou-Choune, 23 ans, hôtesse de l'enregistrement des bagages à l'aéroport Félix-Éboué, et Claude Roseau, 32 ans, commerçant à Cayenne, avenue Pasteur, ont été mis en examen pour trafic de stupéfiants. Le juge d'instruction chargé d'instruire ce vaste trafic de cocaïne entre le Suriname et la France via la Guyane, pour une quantité estimée à 140 kg, a entendu longuement, en présence de leur avocat, deux des quatre Guyanais soupçonnés dans cette affaire. Vingt et une personnes sont impliquées dans ce trafic.
Devant le juge des libertés et de la détention, le procureur de Créteil a réclamé la détention provisoire pour Canel Ho-Méou-Choune et Claude Roseau. Leurs avocats, qui avaient plaidé la mise sous contrôle judiciaire, n'ont pas été entendus par le JLD qui a décidé d'expédier en prison la cliente de Me Maurice Chow-Chine et le client de Me Emile Tshéfu et Me Boris Chong-Sit.
AUDITION DES DEUX AUTRES GUYANAIS
À l'issue de l'audience, Me Maurice Chow-Chine a déclaré que sa cliente avait déjà fait appel de la décision du JLD : « Dans ce dossier, aucune des conditions n'était remplie pour justifier la détention provisoire de ma cliente. Sachant que la détention provisoire est l'ultime recours. Aucune personne dans l'affaire, en dehors celle qui lui a demandé de lui rendre un service, ne connaissait ma cliente. Il appartient, aujourd'hui, à la chambre de l'instruction de réviser cette décision » , a indiqué l'avocat.
Me Emile Tshéfu, l'avocat du commerçant qui s'était fait représenter par un collègue du barreau de Paris, s'est dit confiant : « J'attends de voir les arrêtés qui ont entraîné cette décision car dans cette affaire, il y a un certain nombre de faits encore inexpliqués. »
Les deux autres Guyanais, des bagagistes de la société GSAM, ont pris l'avion hier après-midi en compagnie de leurs avocats, Me Jérémy Stanislas et Me Anne Radamon-the-Fichet. Ils ont rendez-vous avec le juge d'instruction aujourd'hui. Ils passeront ensuite devant le juge des libertés et de la détention.
Leurs avocats ont déjà l'intention de demander, lors du débat contradictoire dans le bureau du JLD, la mise sous contrôle judiciaire de leur client.

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