Pour ce stage d'intervention en milieu périlleux à Saint-Laurent, les candidats étaient suspendus deux heures en l'air. (PhCh)
Tout au long de la semaine dernière, le centre de secours des sapeurs pompiers de Saint-Laurent - spécialiste départemental dans ce secteur - a accueilli un stage d'intervention en milieu périlleux.
Deux heures suspendu en l'air. L'examen du niveau 1 permettant l'accès au Groupe de reconnaissance d'intervention en milieu périlleux (Grimp) est loin d'être une partie de plaisir. Il suffit d'observer, d'en bas (c'est plus facile) les visages des candidats pour comprendre : « La loi de l'apesanteur est dure mais c'est la loi » , le rappelait déjà Georges Brassens en chanson. « Il s'agit non seulement d'être capable de se mouvoir le long d'une corde mais aussi d'être en mesure de sécuriser le transport de victimes potentielles, sans prendre de risque pour soi et, bien sûr, sans aggraver les blessures de ceux à qui l'on porte secours » , synthétise le chef Sylvio Zulémaro.
RESTER CALME
Le parcours, semé d'obstacles, a pour but essentiel d'éprouver les candidats en toute situation et de vérifier leur capacité à garder la tête froide pour suivre à la lettre des procédures d'urgence définies au préalable.
Le brevet comprend 4 niveaux. « Le deuxième niveau développe toutes les techniques de treuillage, qui doivent permettre de descendre ou de remonter des personnes dans un milieu naturel mais aussi dans un cadre artificiel » , explique l'adjudant chef Victor Clotilde, responsable de la formation. Les techniques habituellement utilisées par les alpinistes ou les spéléologues sont améliorées et adaptées aux besoins des professionnels du secours en milieux périlleux « et de plus en plus utilisées en conditions urbaines » , précise l'adjudant chef. Les niveaux 3 et 4, eux, concernent essentiellement le commandement et la capacité à mettre en place et à ordonner la logistique la plus adaptée à une situation donnée : « évaluation, stratégie, mise en oeuvre, suivi et évaluation » , schématise Victor Clotilde.
« ON N'A PAS LE DROIT DE SE TROMPER »
Tout en haut de leur corde, pour les candidats, les muscles se tétanisent peu à peu. « Le temps parait bien long » , ose l'un d'entre eux. La concentration est maximum. « C'est difficile mais c'est un privilège d'être en mesure d'apprendre toutes ces techniques dont tout est calculé au centimètre près. Quand la vie d'une personne est en danger, on n'a pas le droit de se tromper » , résume Régina Frutas Favares, pompier brésilienne de Macapá, qui est devenue en quelques jours plus Saint-Laurentaise que les Saint-Laurentais.
Un des candidats s'équipe avec un nombre qu'il espère lui portera bonheur (PhCh)
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