Les adolescents avaient mis en place un véritable commerce pour arrondir leur fin de mois (DR)
Deux mineurs de 15 ans et 17 ans ont été interpellés, lundi, pour des pratiques de vente illégale d'espèces animales protégées ou interdites à la vente. Ils gardaient dans leurs congélateurs 25 kg de viandes. Ils sont convoqués devant le juge des enfants en décembre.
Il est fort peu aisé de gérer la faune chassée en Guyane. D'abord en raison de la complexité écologique due au milieu tropical ; ensuite à cause du caractère pluriethnique du pays. En juillet, le gendarme référant contre le trafic d'espèces protégées a reçu sur son bureau de la brigade de Kourou, un signalement sur des faits de commerce illégal de vente de gibiers. Débute alors un véritable travail d'investigation qui permet aux militaires de cibler deux mineurs domiciliés à Cayenne, âgés de 15 et 17 ans. Tous deux vendaient plusieurs espèces protégées de gibiers sur leur page Facebook.
La traque des gendarmes a permis de connaître les habitudes de chacun des contrebandiers. Si l'un s'intéressait davantage à la vente de caïmans et d'iguanes verts, l'autre, le plus jeune, n'avait pas de préférence. Toutes les autres espèces y passaient, allant de l'agouti, tatou à neuf bandes, pécaris au cabiaï. Il faut dire que c'est son père qui chassait les gibiers, le fils étant le commercial de la famille. Dans cette affaire, le père n'a pas été inquiété car il n'est pas interdit de chasser les espèces, ni de les manger dans le cadre d'une consommation personnelle. Ce qui est interdit et puni par la loi, ce sont les pratiques de vente illégale d'espèces animales protégées ou interdites à la vente.
L'enquête diligentée depuis le mois de juillet a connu son apogée avec l'interpellation des deux mineurs et la perquisition effectuée en coopération avec les agents de l'ONCFS (office national de la chasse et de la faune sauvage) à leur domicile. Ce qui a permis de récupérer plus de 25 kg de viandes dans les congélateurs des deux revendeurs.
Une arme illégalement détenue a également été découverte au cours de l'enquête. Les deux mis en cause devront répondre de leurs actes en décembre devant le juge des enfants. Ils devraient être mis en examen.
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