Le proxénète présumé de Saint-Laurent maintenu en détention
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FAITS DIVERS

Le proxénète présumé de Saint-Laurent maintenu en détention

G.T. (g.tringham@agmedias.fr)
L'affiche de la soirée clandestine en question, stoppée ce week-end par la gendarmerie de Saint-Laurent. Le proxénète présumé est en détention provisoire
L'affiche de la soirée clandestine en question, stoppée ce week-end par la gendarmerie de Saint-Laurent. Le proxénète présumé est en détention provisoire

Ce 17 janvier, l'homme suspecté d'avoir proposé des femmes dominicaines en lots de tombola est passé devant un juge qui a accordé le renvoi de sa comparution immédiate. Les femmes en question étaient également sur place. 

La salle est pleine ce jour au tribunal du Larivot pour les comparutions immédiates.

Un jeune homme de 22 ans, née à Saint-Dominque, fait face à de lourdes accusations de proxénétisme aggravé. 

Ce week-end, la gendarmerie de Saint-Laurent mettait fin à sa soirée dans le quartier Pépinière. Des femmes sont proposées en lots, des chambres sont mises à disposition, une dizaine de clients sont sur place.

Les dix femmes dominicaines (une de plus que ce qui avait été annoncé précédemment, ndlr) qui devaient servir de "récompense" étaient présentes au tribunal également. Elles sont considérées comme "victimes" par la justice mais n'ont pas voulu se constituer partie civile ce jour (elles peuvent le faire a posteriori par écrit, ndlr). Rappelons-le, ces dernières font également l'objet d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). 

 

D'après une personne informée présente au Larivot, ces dernières étaient présentes ce mardi pour témoigner de leur consentement. Mais elles ne s'exprimeront pas ce jour. Car à la demande de l'accusé, le procès sera renvoyé au 28 février prochain. Le prévenu sera malgré tout maintenu en détention provisoire. 

Des différentes prises de parole, il ressort tout de même que l'homme accusé de proxénétisme aggravé était devenu propriétaire de ce bar en décembre 2022. Il était jusqu'alors DJ dans cette même enseigne. Les activités douteuses auraient commencé sous sa gouvernance dès le 2 décembre.

L'homme à la corpulence très mince, tatouages autour du corps et nattes sur la tête, dit ne gagner que 400 euros par mois avec l'activité de ce bar, et devoir travailler ailleurs pour subvenir à ses besoins.

Son avocat, Me Emile Tshefu avait demandé sa remise en liberté dans l'attente d'être jugé. Il n'en sera donc rien. Mais selon lui, son client n'est "qu'un employé, il est la tête de pont du réseau" De quoi se questionner sur l'ampleur de ces trafics de prostitution en Guyane et notamment à Saint-Laurent-du-Maroni.

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