Après la récente fusillade de Dorlin,
certaines voix s'étonnent que le ministre de l'Intérieur et de la
Défense ne soient pas venus sur place, et des avocats dénoncent le
traitement du dossier par Fort-de-France. Que répondez-vous à ces
critiques ?
Tout juriste sait parfaitement bien que la
saisine de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) est une
décision prise par les procureurs généraux de Cayenne et
Fort-de-France, qui n'a rien à voir avec un dépaysement ou un
dessaisissement! Les Jirs sont des structures renforcées et plus
étoffées que les juridictions communes. Elles procèdent de la
création de pôles régionaux pour le suivi des enquêtes d'une
certaine complexité ou sensibilité. Et elles sont spécialisées!
Après le drame de Dorlin, j'ai été en contact immédiat avec les
autorités en Guyane, le ministre de l'Outre-mer est venu sur place,
l'hommage officiel a été rendu aux Invalides et le ministre de
l'Intérieur a annoncé sa venue avant la fin de l'année. Le
gouvernement s'est mobilisé sur ce drame. La question ne se pose
pas.
Les parlementaires guyanais demandent un
développement de l'arsenal juridique contre les orpailleurs
clandestins. Qu'est-il possible de faire ?
Il faut très certainement un dispositif
juridique à la mesure des ravages de l'orpaillage clandestin. Le
Premier ministre a annoncé la venue d'une mission
interministérielle élargie (Justice, Intérieur, Défense, Affaires
Etrangères, Ecologie) durant la première quinzaine de septembre.
Cette...
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