Le basketteur Mike Joseph condamné à un an de prison ferme pour trafic de stupéfiants
Un retour en Guyane est envisagé avec une promesse d'embauche dans une association de lutte contre la drogue
Dès l'ouverture de l'audience, mardi 18 novembre au tribunal judiciaire de Tarbes, Mike Joseph reconnaît avoir choisi " une solution de facilité ". Le pivot de l'Union Tarbes-Lourdes Pyrénées Basket, 31 ans, explique avoir voulu subvenir aux besoins de son ex-compagne enceinte, malgré un salaire oscillant entre 1 500 et 3 000 euros mensuels.
En janvier 2025, il se tourne vers un trafic de cocaïne.
L'article de nos confrères de FranceBleu
Pour éviter d'être repéré, il confie la revente à des intermédiaires connus à Tarbes et Lourdes. L'un d'eux, interpellé le 6 octobre 2025, le désigne comme son fournisseur. Les perquisitions révèlent 2 400 euros en petites coupures, un couteau portant des traces de poudre et 124 g de cocaïne dans son véhicule.
22 000 euros issus du trafic
En garde à vue puis devant le tribunal, le basketteur assume également avoir fait transiter 22 000 euros issus de la drogue via un coéquipier et un membre du staff, qu'il dit avoir utilisés à leur insu. Survêtement gris et regard baissé, il affirme que sa carrière est désormais " certainement terminée " et demande " une seconde chance ".
Suspendu depuis son placement en détention provisoire le 10 octobre, il annonce vouloir repartir en Guyane, où il dit disposer d'une promesse d'embauche dans une association de prévention contre la drogue.
La procureure souligne l'organisation du trafic, les échanges via Signal et les tarifs cassés que proposait Mike Joseph, avant de requérir quatre ans d'emprisonnement, dont deux fermes, ainsi qu'une amende de 50 000 euros. Son avocate, Me Salomé Cohen, met en avant ses conditions de détention à Toulouse-Seysses, son casier vierge et sa volonté affichée de se réinsérer.
Sous bracelet
Le tribunal le condamne à trois ans de prison, dont deux avec sursis, un an ferme aménageable sous bracelet électronique, à une amende de 15 000 euros et à une interdiction de séjour dans les Hautes-Pyrénées pendant trois ans. Sa peine pourra être exécutée en Guyane.

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