La crèche de Noah jugée pour retard de paiement
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CAYENNE

La crèche de Noah jugée pour retard de paiement

D.St-J. / K.S.
La crèche de Noah est la première crèche privée de Guyane (photo d'archives)
La crèche de Noah est la première crèche privée de Guyane (photo d'archives)

Confrontée à des problèmes de financement, la crèche située à Mont-Lucas n'a pas versé les salaires de fin d'année. Huit anciennes employées ont porté l'affaire devant les prud'hommes.

On vous en parlait début janvier : la crèche de Noah, située dans le quartier de Mont-Lucas, connaissait alors de fortes perturbations. Après trois mois de salaires impayés (en octobre, novembre et décembre 2013), la moitié du personnel avait démissionné et l'accueil des enfants s'en ressentait (la structure était obligée de fermer ses portes tous les jours à 14 h 30 au lieu de 18 heures). Un casse-tête pour les parents.
Vendredi dernier, la première crèche privée de Guyane a refait parler d'elle. Huit de ses anciennes salariées ont en effet eu recours aux prud'hommes pour demander, en référé, le paiement de leurs salaires. Lors de l'audience, le directeur général de la crèche, Olivier Alfred, a rappelé que cette structure avait été ouverte en octobre 2013 et qu'il comptait sur le financement de la Caisse d'allocations familiales. Son avocat, Me Michel Quammie, a insisté sur les difficultés rencontrées par son client à cause de « la défaillance de la Caf au niveau investissement, ce qui a créé des difficultés qui se sont répercutées sur la masse salariale » . Mais l'avocat a également affirmé que « depuis, la Caf s'est engagée à effectuer les règlements » . Aussi, des chèques représentant le tiers des sommes dues ont été proposés aux plaignants.
Une proposition refusée. Le délégué syndical représentant les salariées a précisé que les précédents chèques reçus pour le règlement des salaires étaient revenus impayés. La présidente a rappelé « qu'une procédure de redressement judiciaire pourrait aider cette structure à faire face à ses difficultés » . Mais pour l'avocat, « il n'y a plus de difficultés » puisque la Caisse d'allocations familiales s'est engagée. « Depuis février, cela fonctionne normalement » , a-t-il précisé. Un argument qu'ont démenti les salariées présentes au tribunal. L'une après l'autre, elles ont confirmé leur demande de règlement des salaires dus, quatre d'entre elles n'ayant pas retrouvé de travail depuis leur départ.
La décision des prud'hommes sera rendue le 16 mai.
Financements
Si une partie des financements de la Caisse d'allocations familiales n'a pu être débloquée, c'est que les pièces justificatives n'ont pas été fournies à temps. C'est ce que nous expliquait une responsable de la Caf en janvier dernier : « On a payé des avances, une bonne partie même, mais pas la totalité. Sans ces documents, on ne peut pas boucler le dossier. »
Partenaire majeur du projet, la Caf s'est engagée à hauteur de 564 000 euros pour la construction de l'établissement et participe également aux frais de fonctionnement.

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