La Cour de cassation donne raison au MDES
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La Cour de cassation donne raison au MDES

D. St-J.
Le secrétaire général du MDES Jean-Victor Castor (au centre à droite) et Armand Achille ont rendu publique hier la décision de la Cour de cassation (DSJ)
Le secrétaire général du MDES Jean-Victor Castor (au centre à droite) et Armand Achille ont rendu publique hier la décision de la Cour de cassation (DSJ)

Le Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale s'était pourvu en cassation après la relaxe obtenue en appel par Rodolphe Alexandre pour diffamation.

Pas de triomphalisme mais le rappel des valeurs que le Mouve ment de décolonisation et d'émancipation sociale (MDES) veut faire siennes. Il faut quand même reconnaître qu'en pleine campagne électorale, la décision rendue le 25 février par la Cour de cassation (reçue à Cayenne le 6 mars) ne peut que « rendre serein » le MDES.
Ainsi, comme le rappellent Jean-Victor Castor, secrétaire général du MDES, et Armand Achille, cette affaire trouve son origine au 20 mars 2011, dans le cadre de la campagne pour les élections cantonales. Lors d'une table ronde organisée par Guyane 1re, le président de Région Rodolphe Alexandre avait déclaré, en parlant aux candidats du MDES : « Je maintiens que ces personnes sont montées avec de l'alcool (à Camopi, ndlr). Moi, personnellement, je n'amène jamais d'alcool. J'amène du pain, des jouets et des ouvrages pédagogiques [...]. »
LA VIDÉO DU DÉBAT PRISE EN COMPTE
Suite à ces propos, le MDES s'estimait diffamé et portait l'affaire devant la justice. En première instance, lors de l'audience du 20 mars 2012, « après plusieurs renvois » , Rodolphe Alexandre était condamné à 1 000 euros d'amende avec sursis et à verser 3 000 euros de dommage et intérêts au MDES. Le président de Région a fait appel de cette décision et suite à l'audience du mercredi 10 octobre 2012, la Cour d'appel prononçait le 28 novembre 2012 la relaxe pour Rodolphe Alexandre. Le MDES s'était alors pourvu en cassation en décembre 2012. Le MDES a reçu la semaine passée les attendus de la décision de la Cour de cassation : « Le jugement de la cour d'appel de Cayenne du 28 novembre est cassé et annulé en ses dispositions civiles. Le dossier est renvoyé devant la cour d'appel de Fort-de-France pour un nouveau jugement. »
Armand Achille estime que la Cour de cassation « a pris en compte la vidéo du débat qui n'avait pas été visionnée en appel. Le président de Région s'adressait sans équivoque à Jean-Victor Castor » . Le contexte de fragilité des Amérindiens a également été relevé pour casser la décision de la cour d'appel.
Aussi, dans l'attente d'un nouveau jugement, en Martinique, sur cette affaire, les responsables du MDES affirment : « Nous restons vigilants pour que l'honneur et l'intégrité de notre organisation soient rétablis! »

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