Hier, le légiste de l'institut médico-légalde Cayenne a procédé à l'autopsie du corps de Jonas Gomès âgé de 45 ans surnommé « Blanc » . Il s'agit de l'homme d'origine brésilienne résidant depuis plus de 10 ans à Iracoubo, dont le cadavre avait été trouvé, jeudi dans une savane longeant la nationale 1, au niveau de l'entrée de la piste Saint-Élie. Le corps de Jonas Gomès gisait sur le sol, face contre terre à une centaine de mètres à l'intérieur des terres. Il avait les mains liées dans le dos et les pieds attachés avec une corde qui passait aussi dans le cou. ÉTRANGLÉ PAR SES LIENS
L'autopsie a révélé que la victime portait plusieurs marques de coups au visage et qu'il est mort étranglé par la corde qui était autour de son cou. La veille des faits, Jonas Gomès, éleveur de bovins qui habitait le village de Trou Poissons, avait reçu chez lui à dîner 4 clandestins. Le lendemain, les convives qui ont de nouveau réussi à passer le barrage en échange d'un ordinateur tablette remis à un passeur du coin, sont revenus chez leur hôte en son absence. Ils y ont dérobé sa carte bancaire ainsi qu'une forte somme d'argent. En découvrant le cambriolage, « Blanc » s'est lancé à leur poursuite sur son scooter. Mais les clandestins lui ont tendu une embuscade, qui lui a été fatale. Ils ont ligoté l'éleveur et lui ont défoncé le visage pour lui faire avouer le code de sa carte bancaire. L'appel au préfet
Le meurtre du résident d'Iracoubo remet au-devant de la scène le problème de l'immigration clandestine et notamment celui de la responsabilité des passeurs, eux-mêmes résidant de la commune. Un comportement qui exaspère une partie de la population.
Le maire, Cornélie Séllali-Bois-Blanc parle de la montée de l'angoisse « Le décès de Monsieur Gomès nous attriste tous. Il participait aux fêtes. J'attends les résultats de l'enquête. J'ai rencontré des personnes âgées qui m'ont fait part de leurs craintes » .
Que faut-il faire pour éradiquer l'immigration clandestine ? « Cela ne va pas s'arrêter » , répond résignée la mairesse. « Il y a le barrage sur le pont. Malgré la présence des gendarmes les clandestins passent. J'aurais une réunion avec le préfet et le secrétaire général pour discuter de l'immigration clandestine » .
- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters